Les études

04 avril 2022

#15 Les dix commandements (suite) (Exode 20.14-21.26)

Le 7e Commandement :

« Tu ne commettras pas d’adultère » (Exode 20.14).

Ce commandement fait vraiment ringard mais il n’empêche que c’est une faute gravissime car dirigée contre Dieu, le conjoint trahi et lui-même. De plus, les conséquences peuvent être multiples et dramatiques car elles mettent en péril les enfants, la famille et la santé.

« Tu ne commettras pas de vol » (Exode 20.15).

Ce 8e Commandement inclut même un crayon du bureau, ainsi que de ne pas rendre ce qu’on emprunte.

« Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain » (Exode 20.16).

Le 9e inclut non seulement les falsifications mais tout mensonge et demi-vérité.

« Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain, ni sa femme, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien qui lui appartienne » (Exode 20.17).

Les Textes Sacrés mentionnent plusieurs fois la convoitise de la chair et des yeux car souvent elle conduit au vol et à l’adultère auxquels sont aussi associés mensonges et même le meurtre.

« Tout le peuple dit à Moïse : Parle-nous toi-même et nous t’obéirons, mais que Dieu ne nous parle pas directement, pour que nous ne mourrions pas » (Exode 20.19).

Les Israélites sont impressionnés mais pas suffisamment puisqu’ils se rebelleront contre Dieu.

« Vous construirez un autel sur lequel vous offrirez des holocaustes et des sacrifices mais vous ne taillerez pas les pierres car vous les profaneriez. Il ne comportera pas de marches afin de ne pas exposer la nudité des officiants » (Exode 20.24-26).

L’autel sera bâti avec des pierres naturelles non travaillées et sans aucune marche pour y accéder car les prêtres révéleraient leur peau en relevant leur robe. Je commence le chapitre 21.

« L’Éternel dit à Moïse : Lorsque vous achèterez un esclave hébreu, son service durera six ans mais la septième année, il partira libre sans rien payer. S’il était célibataire, il partira seul, s’il était marié, sa femme partira avec lui » (Exode 21.1-3).

À cette époque l’esclavage est universel mais Dieu le réglemente afin de protéger les membres de son peuple. Comme on doit éponger ses dettes, se vendre est un moyen de sortir de la pauvreté. Cependant on ne doit jamais exploiter autrui (Lévitique 25.39-40).

« Si son maître lui a procuré une femme et qu’il a eu des enfants, ils seront la propriété du maître et lui seul partira. Mais s’il renonce à partir, le maître lui percera l’oreille et cet homme sera son esclave pour toujours » (Exode 21.4-6).

Droits et devoirs de chacun sont pris en compte et le maître ne doit pas être lésé. Si la femme est israélite, elle sera également libérée après six ans. Un homme à l’oreille percée était une marque de servitude.

« Si une fille vendue comme servante déplaît à son maître il pourra la revendre mais à des Hébreux. S’il la destine à son fils, il la traitera comme sa fille. Si après l’avoir épousée il prend une autre femme, il ne retranchera rien de la première sinon elle partira libre » (Exode 21.7-11).

Contrairement aux autres peuples, cette législation israélite protège la femme esclave.

« Celui qui frappe un homme et cause sa mort, sera puni de mort. Mais si c’est un homicide involontaire, je te désignerai un endroit où il pourra se réfugier » (Exode 21.12-14).

Ceux qui s’opposent à la peine capitale soutiennent que l’homme est foncièrement bon, mais les Écritures déclarent que le cœur de l’homme est irrémédiablement méchant. Et s’il est vrai que la peine de mort n’est pas dissuasive c’est parce que le système judiciaire tergiverse. Salomon écrit :

« Parce qu’une mauvaise action n’est pas vite sanctionnée, les hommes sont portés à faire beaucoup de mal » (Ecclésiaste 8.11).

« Celui qui frappe son père ou sa mère ou qui les maudit ainsi que celui qui commet un rapt sera mis à mort » (Exode 21.15-17).

Ceux qui méprisent ou rejettent l’autorité de leurs parents méprisent Dieu. Ils doivent être exécutés tout comme les trafiquants d’êtres humains.

« Si un homme en frappe un autre et le blesse mais sans causer sa mort, il sera acquitté mais devra le faire soigner et le dédommager » (Exode 21.18-19).

Le responsable d’un préjudice pour coups et blessures doit faire amende honorable.

« Si quelqu’un frappe de son bâton son esclave ou sa servante et le fait mourir, il sera puni, sauf s’il survit un jour ou deux car il l’a acquis avec son propre argent » (Exode 21.20-21).

Il s’agit d’un châtiment infligé par le maître, pour une faute grave commise par un esclave non hébreu, sans l’intention de le tuer. S’il meurt, cette perte est en soi une punition suffisante.

« Si des hommes se battent, heurtent une femme enceinte et causent un accouchement sans conséquence grave, le coupable paiera une amende au mari. Mais s’il s’ensuit un dommage, tu feras payer vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent… » (Exode 21.22-26).

C’est la loi du Talion ou de la réciprocité. Notez aussi que le fœtus est considéré comme un être humain. Cette loi condamne donc l’IVG, l’interruption volontaire de la grossesse et punit de mort celui qui la pratique.

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