Les études

16 juin 2022

#15 Les fêtes (Lévitique 23.12-24.15)

La première fête de l’année religieuse juive est Pâque. Elle est célébrée par un sabbat et est suivie le lendemain de la fête des premiers fruits qui dure sept jours et qui coïncide avec le début de la moisson.

« Ce jour, vous m’offrirez en holocauste un agneau d’un an, six kilos de farine et un litre et demi de vin » (Lévitique 23.12-13).

Cet holocauste exprime la consécration des Israélites à leur Dieu. Le texte précise que le peuple ne devait pas commencer à dévorer sa récolte avant de présenter la première gerbe de la moisson à l’Éternel par respect pour lui. C’est aussi la raison pour laquelle beaucoup de chrétiens ne se jettent pas sur leur gamelle avant de remercier le Seigneur.

« Vous compterez sept semaines à partir de la présentation de la gerbe, et le lendemain vous me présenterez deux pains levés de six kilos et vous offrirez sept agneaux d’un an, un taureau et deux béliers en holocauste » (Lévitique 23.15-18).

Cinquante jours après la présentation de la gerbe vient la Pentecôte, la fête qui clôt la moisson. Le nombre de sacrifices est important parce que le peuple vient de remplir ses greniers avec les dons de la terre et donc de Dieu. La Pentecôte est aussi le jour où le Saint Esprit descendit sur les apôtres et marque le début de l’Église (Luc 24.49 ; Actes 1.8).

« Vous offrirez aussi un bouc en sacrifice pour le péché et deux agneaux en sacrifice de communion. Le pain et les agneaux reviendront au prêtre » (Lévitique 23.19).

Le sacrifice d’expiation rappelle au peuple ses fautes. Par cet ensemble de rites, depuis les premiers épis jusqu’aux derniers, toute la moisson est sous la bénédiction de l’Éternel.

« L’Éternel dit à Moïse : Le premier jour du septième mois sera pour vous un jour de repos et de sonnerie de trompettes avec un rassemblement cultuel. Vous offrirez à l’Éternel des holocaustes » (Lévitique 23.23-25).

Le 7e mois de l’année religieuse est le premier mois de l’année civile, et le premier jour est une nouvelle lune marquée par un cérémonial particulier parce qu’il ouvre le mois au cours duquel trois fêtes sont célébrées dont le Yom Kippour, jour des expiations dont il a déjà été question.

Ce qui ressort de cette fête est sa solennité et sévérité, car deux fois l’Éternel dit : « vous humilierez vos âmes », une mortification accompagnée d’un jeûne national.

Pour nous, le Jour des expiations correspond au Vendredi saint, jour de la mort de Jésus.

« L’Éternel dit à Moïse : Le quinzième jour du septième mois, aura lieu la fête des Cabanes pendant sept jours. Le premier et le huitième jour auront lieu une assemblée cultuelle et vous m’offrirez des holocaustes. Pendant sept jours, vous vous réjouirez devant moi, l’Éternel votre Dieu » (Lévitique 23.33-36,40).

Les Israélites construisent des huttes dans les cours des maisons, sur les places publiques et dans les rues, avec des branches d’arbres chargées de fruits et un riche feuillage. Ces cabanes sont dressées en souvenir de leurs ancêtres sortis d’Égypte qui avaient erré dans le désert et habité sous des tentes. On célèbre en même temps la fin de la cueillette des olives et des raisins, et tout le pays prenait un air de fête car les celliers et greniers sont pleins à craquer.

Nous arrivons au chapitre 24 qui parle d’abord de l’alimentation des lampes du chandelier d’or qui brûlent du soir au matin et constituent le seul éclairage du sanctuaire. Puis il est question des pains de proposition. Ces ordonnances ont déjà été données.

« Tu feras cuire douze pains de six kilos que tu disposeras en deux rangées de six pains sur la table d’or pur devant l’Éternel » (Lévitique 24.5-6).

Ces 12 pains sans levain rappellent les 12 tribus d’Israël au bon souvenir de l’Éternel.

Chaque sabbat, les pains sont donnés aux prêtres qui les mangent dans le parvis du tabernacle puis ils sont remplacés par des pains frais.

« Le fils d’une femme israélite et d’un père égyptien se disputa avec un Israélite et blasphéma et maudit l’Éternel. Alors on l’amena devant Moïse » (Lévitique 24.10-11).

Des étrangers s’étaient joints aux Hébreux lors de leur sortie d’Égypte, mais ils forment un groupe à part hors du camp israélite, et parce qu’ils sont « sans papiers » pourrait-on dire, beaucoup sont aigris et n’ont que mépris pour les Israélites et leur Dieu. Ce blasphème est un crime et un Israélite aurait été lapidé, mais rien n’avait été dit pour un étranger. Alors on l’enferme en attendant que l’Éternel se prononce sur son sort.

« L’Éternel dit à Moïse : Que tous ceux qui ont entendu le blasphémateur posent leurs mains sur sa tête puis l’assemblée le lapidera » (Lévitique 24.13-14).

Le procès est rapide et la justice expéditive.

« Dis aux Israélites : Quiconque blasphémera l’Éternel sera lapidé » (Lévitique 24.15).

Qu’il soit autochtone ou étranger, le peuple exécute la sentence au nom de l’Éternel.

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