Les études

16 juin 2022

#16 La jeune fille et Naaman le lépreux (2 Rois 4.38-5.27)

Élisée est en tournée pour rendre visite à ses disciples prophètes.

Élisée retourne à Guilgal alors que la famine sévit. Tandis qu’il enseigne, il s’interrompt soudain et dit à son serviteur : mets la grande marmite sur le feu et prépare une soupe pour les disciples ! Un membre du groupe sort et bat la campagne pour ramasser des légumes. À son retour, il les coupe et remplit la marmite. On sert la soupe mais dès qu’ils l’ont goûtée, ils s’écrient : la soupe est empoisonnée. Alors Élisée demande de la farine, la verse dans la marmite et dit : que l’on serve ces gens ! Et la soupe ne contenait plus rien de mauvais (2Rois 4.38-41).

Le disciple ramasseur a confondu le concombre avec la coloquinte qui est très amère et même mortelle. La farine n’a aucun pouvoir particulier mais c’est le moyen d’un miracle.

Un homme arrive apportant des vivres à Élisée qui dit : partage-les. Mais il répond : comment puis-je nourrir cent personnes ? Élisée répond : l’Éternel déclare : “ chacun mangera à sa faim, et il y aura même des restes. ” Il distribue donc les pains à tout le monde et il y a effectivement des restes (2Rois 4.42-44).

Selon la Loi, les Israélites doivent apporter les prémices de la nouvelle récolte au temple pour les prêtres. Dans le royaume idolâtre des 10 tribus, cet Israélite pieux considère Élisée et ses disciples comme les porteurs du sacerdoce authentique.

Je commence le chapitre 5.

Naaman, le chef de l’armée de Syrie est un homme estimé, mais ce valeureux guerrier est lépreux. Au cours d’une razzia en Israël, des pillards syriens avaient enlevé une petite fille qui est à présent au service de la femme de Naaman. Un jour, elle dit à sa maîtresse : si mon maître allait auprès du prophète, il le guérirait de sa lèpre (2Rois 5.1-3).

Cette fillette qui a été vendue à cette femme par les pillards doit être bien traitée car elle se soucie du bien-être de son maître et sa parole est écoutée.

Naaman répète les propos de la jeune fille au roi qui lui dit : rends-toi là-bas. Je vais te donner une lettre pour le roi d’Israël. Naaman se met en route avec trois cent cinquante kilos d’argent, soixante-dix kilos d’or et dix vêtements de rechange. A Samarie, il remet au roi d’Israël la lettre qui dit : “ je t’envoie mon général Naaman pour que tu le guérisses. ” Après avoir lu la lettre, le roi d’Israël déchire ses vêtements et dit : suis-je Dieu pour pouvoir guérir quelqu’un de sa lèpre ? Le roi de Syrie me cherche querelle (2Rois 5.1-7).

Le roi de Syrie juge le prophète Élisée d’après ses propres prêtres qui lui sont entièrement soumis. Il croit donc qu’il suffit au roi d’Israël d’ordonner à Élisée de guérir Naaman.

Quand Élisée apprend ce qui se passe, il fait dire au roi d’Israël : Que Naaman vienne me voir. Naaman vient donc avec son entourage et attend devant la porte d’Élisée. Élisée lui fait dire : va te laver sept fois dans le Jourdain et tu seras purifié (2Rois 5.8-10).

Élisée ne se dérange pas en personne car on ne commande pas à Dieu.

Naaman se met en colère et dit : je pensais que cet homme viendrait vers moi et invoquerait l’Éternel, puis qu’il passerait sa main sur la partie malade pour me guérir. Les fleuves de Damas ne valent-ils pas mieux que ceux d’Israël ? Ne pourrais-je pas m’y baigner pour être purifié ? Et il part furieux. Mais ses serviteurs interviennent : Maître, si ce prophète t’avait ordonné quelque chose de difficile, ne le ferais-tu pas ? À plus forte raison fais ce qu’il t’a dit. Alors Naaman descend dans le Jourdain et s’y trempe sept fois, et sa chair redevient comme celle d’un petit enfant (2Rois 5.11-14).

Naaman est froissé dans son orgueil de grand seigneur mais heureusement pour lui ses serviteurs sont de bon conseil. Naaman a dû s’humilier et c’est à ce prix qu’il a été guéri.

Naaman retourne vers Élisée et dit : je reconnais qu’il n’y a pas d’autre Dieu que celui d’Israël. Maintenant, accepte, je te prie, un cadeau de ma part. Mais Élisée dit : je n’accepterai rien. Naaman insiste mais Élisée persiste dans son refus. Alors Naaman dit : permets-moi d’emporter un peu de terre de ton pays, car dorénavant je ne veux plus offrir de sacrifice à d’autre dieu qu’à l’Éternel. Mais qu’il veuille bien me pardonner quand je devrais me prosterner dans le temple du dieu Rimmôn car mon souverain s’appuie sur mon bras. Élisée lui dit : va en paix ! Et Naaman le quitta (2Rois 5.15-19).

À l’opposé des prêtres païens, Élisée n’est pas à vendre et refuse donc tout cadeau. Si Naaman veut emporter de la terre d’Israël, c’est parce que selon les croyances de l’époque, un dieu ne peut être adoré que sur le sol du pays auquel il est lié. Naaman a fait un grand pas vers le vrai Dieu et Élisée n’exige rien de plus de lui car il ne veut pas le brusquer ; il n’approuve pas son compromis dans le temple idolâtre avec son roi mais il ne le lui reproche pas non plus.

La fin de ce chapitre (2Rois 5.20-27) est déprimant à pleurer car l’auteur décrit la cupidité de Guéhazi qui trahit l’intégrité de son maître. Il court après Naaman, puis prétend que Élisée veut de l’argent et des vêtements pour ses disciples. Guéhazi s’est abaissé plus bas que terre en vendant son âme pour du fric et quelques fripes, mais a été sévèrement puni.

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