Les études

05 avril 2022

#17 Mets ton espoir en Dieu

La trahison d’un ami est une expérience particulièrement douloureuse et c’est ce qui est arrivé à David. Alors qu’il est miné par la maladie, hanté par la culpabilité de ses péchés et entouré d’ennemis qui veulent profiter de la situation pour se débarrasser de lui, son conseiller personnel et ami se joint au coup d’état d’Absalom, fils de David.

Heureux celui qui prend soin de l’affligé. Au jour du malheur, l’Éternel le délivre et préserve sa vie : il le rend heureux sur terre et ne le livre pas au pouvoir de ses ennemis. L’Éternel le soutient quand il est malade : “ Ô Éternel, par grâce, guéris-moi car j’ai péché contre toi ” (Psaume 41.1-5).

On devrait mémoriser ces promesses merveilleuses car un jour ou l’autre on en aura besoin.

Mes ennemis disent : Cette maladie : quelle sale affaire ! Il ne se relèvera plus ! Espérons qu’il va mourir et ils méditent mon malheur. On vient me voir pour me mentir, puis pour répandre des médisances : (Psaume 41.6-9).

Ceux qui lui rendent visite éprouvent une joie méchante. Ils lui souhaitent évidemment un prompt rétablissement mais espèrent en sa mort prochaine.

Et même mon ami en qui j’avais mis ma confiance et qui partageait mon pain, lève le talon contre moi (cp Jean 13.18, 21).

Jésus a cité ce passage. Il s’est approprié la plainte du juste qui souffre injustement et a appliqué à Judas la traîtrise du conseiller de David.

Mais toi, ô Éternel, aie donc pitié de moi, et viens me relever : je leur rendrai leur dû (Psaume 41.10-13)

À la différence de David qui a un désir de vengeance, Jésus a pleuré sur Jérusalem et les Juifs meurtriers et il a pardonné à ses tortionnaires.

Nous arrivons au Psaume 42 qui est l’un de plusieurs Psaumes attribués à la famille de Qoré dont l’ancêtre s’était révolté contre l’Éternel. Mais pour effacer cette tâche, les Qoréites sont devenus très pieux, et les responsables de la musique sacrée du temple.

Méditation des Qoréites. Comme une biche soupire après des courants d’eau, ainsi mon âme soupire après toi, ô mon Dieu. J’ai soif de Dieu, du Dieu vivant ! Quand pourrai-je me présenter devant la face de Dieu ? Jour et nuit, mes larmes sont ma nourriture tandis qu’on me répète : “ ton Dieu, où est-il ? ” (Psaume 42.1-4).

L’image de la biche timorée qui désire assouvir sa soif exprime le soupir de l’âme pieuse déportée loin du sanctuaire de Jérusalem et qui souffre d’un dessèchement spirituel intense. Bien sûr, les moqueries ajoutent à la souffrance des exilés.

Avec quelle émotion je me souviens quant à la tête du cortège je marchais vers le temple au milieu d’un peuple en liesse qui louait l’Éternel. Pourquoi donc, ô mon âme, es-tu si abattue ? Espère en Dieu ! je le louerai encore car il est mon Sauveur (Psaume 42.5-6).

Le souvenir nostalgique des jours heureux ravive la foi du psalmiste qui s’exhorte lui-même à placer toute sa confiance en Dieu.

Mon âme est abattue. Voilà pourquoi je pense à mon Dieu depuis l’Hermon où le Jourdain fait gronder ses chutes ; tous tes flots ont déferlé sur moi. Mais le jour, l’Éternel m’accorde sa grâce et la nuit je chante ses louanges et je prie le Dieu qui me fait vivre. Je dis à Dieu mon rocher : “ Pourquoi me faut-il être affligé par l’ennemi ? ” (Psaume 42.7-10).

Le psalmiste se trouve tout au nord d’Israël dans une colonne de captifs en route pour l’exil sans doute à Babylone. Mais même s’il se nourrit de larmes, il rend grâce à l’Éternel qui le soutient. Comme Jésus sur la croix, les « pourquoi » du psalmiste n’expriment pas un doute mais un désarroi face à la détresse.

Je suis meurtri, mes ennemis m’insultent et me disent : “ où es ton Dieu ? ” Pourquoi ô mon âme es-tu si abattue ? Mets ton espoir en Dieu ! Je le louerai encore, mon Sauveur et mon Dieu (Psaume 42.11-12).

Malgré sa situation épouvantable, le psalmiste se ressaisit et s’exhorte de nouveau à garder confiance en l’Éternel. Je continue avec le Psaume 43 qui est la suite du 42.

Fais-moi justice, ô Dieu, défends moi contre une race infidèle sans piété ni pitié ! Ô Dieu, mon protecteur, pourquoi me rejettes tu et me faut-il vivre dans la tristesse, affligé par l’ennemi ? Fais-moi voir ta lumière et ta fidélité pour qu’elles me conduisent vers la montagne sainte où tu demeures. Alors j’irai jusqu’à ton autel, ô Dieu de ma joie et de mon allégresse, et je te célébrerai avec la lyre. Ô Dieu, mon Dieu ! (Psaume 43.1-4).

Subissant une épreuve terrible, le psalmiste prie et recherche la communion avec Dieu.

Pourquoi donc, ô mon âme, es-tu si abattue ? Espère en Dieu car je le louerai encore, mon Sauveur et mon Dieu (Psaume 43.5).

Trois fois, le psalmiste a parlé à son âme déprimée pour l’exhorter à faire confiance en Dieu. Se parler à soi-même est un bon moyen de lutter contre le découragement.

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