Les études

30 mars 2022

#18 Menace sur Babylone, contre l’Arabie, contre Jérusalem (Esaïe 21.1-22.7)

Menace sur Babylone : Tel un ouragan, l’envahisseur vient d’un pays redoutable. J’ai eu une révélation terrible où le traître trahit et le destructeur détruit. Attaquez, Perses ! Assiégez, vous les Mèdes ! Je vais faire cesser tous les gémissements dit le Seigneur. Devant cette vision, je souffre et suis épouvanté. Le soir tant attendu pour me reposer me remplit de terreurs (Ésaïe 21.1-4).

Ésaïe est bouleversé devant la vision de la destruction de la ville maudite et pourtant c’est elle qui a mis fin au royaume de Juda. Babylone a une histoire très mouvementée. Détruite par les Assyriens (en 703) puis reconstruite, elle est d’abord alliée aux Mèdes et aux Perses pour écraser l’Assyrie. Mais plus tard et alors que les habitants de Juda y sont exilés et gémissent, ces deux peuples font la conquête de Babylone.

On prépare une table ; on mange, on boit. Soudain, un cri d’effroi : levez-vous, capitaines ! Préparez vos boucliers ! (Ésaïe 21.5).

Alors que le roi de Babylone et ses grands boivent à la santé de leurs idoles (Da 5 ; 7.1 ; 8.1), un guetteur crie : aux armes ! Mais il est trop tard, les Mèdes et les Perses sont déjà dans Babylone (en 587).

Le Seigneur m’a dit : va poster un guetteur et qu’il dise ce qu’il voit. Très attentif, il vit des cavaliers sur des chevaux, sur des ânes et sur des chameaux. Soudain il mugit comme un lion et dit : Elle est tombée, Babylone est tombée, et toutes ses idoles sont brisées par terre ! Ô toi mon peuple, qu’on a battu comme du blé ! Ce que le Seigneur des armées célestes m’a dit, je vous l’ai déclaré (Ésaïe 21.6-10).

Par l’intermédiaire d’une sentinelle imaginaire, Ésaïe décrit l’entrée des Mèdes et des Perses dans Babylone. Il souffre avec tous ceux qui souffrent et rappelle qu’il n’est que le porte-parole de l’Éternel.

Menace sur la terre du silence : On crie du pays d’Édom : “ Sentinelle, est-ce que la nuit est bientôt passée ? ” Elle répond : “ Le matin vient mais la nuit reviendra aussi. Posez des questions si vous voulez mais vous ne saurez rien de plus ” (Ésaïe 21.11-12).

Dans cette vision énigmatique, Ésaïe voit qu’un grand désastre a frappé les Édomites. Une voix demande si la calamité est passée. Oui, mais une autre arrive. Effectivement, Édom a été envahi par deux rois assyriens (Tiglath-Piléser en 734 ; Sargon en 711) puis par d’autres incursions assyriennes, puis par les Chaldéens, les Perses, et les Romains, et finalement, Édom disparaît dans les oubliettes de l’histoire.

Menace contre l’Arabie : Ô caravanes de marchands, vous passerez la nuit dans les forêts. Habitants de l’oasis, portez-leur de l’eau et du pain car ils ont fui devant l’ennemi. Ainsi parle l’Éternel, le Dieu d’Israël : “ dans un an, il ne restera qu’une poignée de combattants de Qédar. ” (Ésaïe 21.13-17).

L’Arabie était occupée par les descendants d’Ismaël, fils d’Abraham et de la servante Hagar. Les Assyriens ont attaqué une tribu arabe, les forçant à se réfugier dans la montagne. Ésaïe exhorte une autre tribu de leur porter secours. Enfin, il annonce que Qédar, la plus puissante des tribus arabes sera presque éliminée.

Menace contre Jérusalem : Qu’avez-vous donc tous pour monter sur les terrasses ? Ô toi, cité bruyante et joyeuse (Ésaïe 22.1-2a).

Ésaïe critique la joie frivole des habitants de Jérusalem quand ils ont appris que l’Éternel avait exterminé l’armée assyrienne qui faisait le siège de la ville (701). Cette invasion était un sévère avertissement et un jugement sur les habitants de Juda, mais au lieu de se repentir de leurs fautes, ils font la fête.

Ceux qui sont morts n’ont pas été tués dans le combat et tous tes officiers ont été faits prisonniers alors qu’ils s’enfuyaient (cp 2 R 25. 3-7 ; Jr 39.4-5 ; 52.6 ; La 1.19-20). C’est pourquoi je vous dis : “ laissez-moi pleurer amèrement sur la ruine de mon peuple et ne cherchez pas à me réconforter ”. Car le Seigneur des armées célestes a décrété un jour de catastrophe et de destruction pour Jérusalem. Le mur d’enceinte est démoli et les cris de détresse s’élèvent jusqu’aux montagnes (Ésaïe 22.2b-5).

Ésaïe éprouve une profonde douleur devant la destruction de Jérusalem, qui aura lieu un bon siècle après sa prophétie (en 587). Pendant le siège de la ville, la population mourrait de faim et de maladies, et quand les Babyloniens ont pénétré dans Jérusalem, le roi et ses grands ont tenté de fuir mais furent capturés.

Les cavaliers armés d’arcs et ceux qui portent des boucliers arrivent. Les plus belles vallées de Jérusalem sont pleines de chars et de soldats qui font face à tes portes (Ésaïe 22.6-7).

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