Les études

30 mars 2022

#19 La vision de Gabriel et la réponse divine (Daniel 9.21-26)

Les Écritures ne mentionnent aucune faute de Daniel et ses ennemis ont fouillé en vain dans sa vie. Mais même s’il n’a pas commis de graves entorses à la Loi, il reconnaît que comme tout homme, il est pécheur. Plus encore que le retour de son peuple de l’exil, Daniel désire l’établissement du règne du Dieu saint.

J’étais encore en prière quand Gabriel, que j’avais vu dans une vision, arriva soudainement auprès de moi au moment de l’offrande du soir (Daniel 9.21).

L’holocauste du soir avait lieu vers 15 h 30 et était l’occasion d’un temps consacré à la prière.

Il me dit : je viens pour t’éclairer. Dès que tu as commencé à prier, j’ai été chargé de te donner un message car tu es bien-aimé de Dieu. Sois donc attentif et comprends ce que je vais te révéler. Une période de soixante-dix septaines a été fixée pour ton peuple et pour ta ville sainte, pour mettre un terme à la révolte contre Dieu, pour en finir avec les péchés, et pour expier la faute, ainsi que pour instaurer une justice éternelle, pour accomplir vision et prophétie et pour conférer l’onction au Saint des saints (Daniel 9.22-24).

L’Éternel a ordonné à Gabriel d’apporter une parole prophétique à Daniel parce qu’il en est digne. Cette prophétie annonce les deux venues du Messie : d’abord pour expier les péchés, et ensuite pour établir son royaume de mille ans. Les soixante-dix septaines sont 490 ans. Mais il y a un long intervalle que nous vivons actuellement entre les 69 premières septaines et la dernière avant la venue du Messie.

Sache donc que depuis le moment où le décret ordonnant de restaurer Jérusalem a été promulgué jusqu’à l’avènement du chef ayant reçu l’onction, il s’écoulera sept septaines et soixante-deux septaines. La ville sera rebâtie et rétablie avec ses places et ses remparts, en des temps de détresse (Daniel 9.25).

Cette prophétie indique le jour où le Messie se présentera officiellement comme roi à la nation d’Israël ; c’est-à-dire le jour des rameaux. Le point de départ de cette prophétie est le décret de rebâtir Jérusalem. Or, Cyrus a uniquement autorisé la reconstruction du Temple (2Chroniques 36.22-23 ; Esdras 1.1-4 ; 5.13). Artaxerxès Longimanus, par contre, a émis deux décrets (en 458 ; Esdras 7.11-26 ; et le 14 mars 445 ; Néhémie 2.1-8). Le premier accorde les finances pour offrir les sacrifices, mais le second autorise les Juifs à rebâtir Jérusalem. Les sept premières septaines représentent la durée de la reconstruction. En y ajoutant soixante-deux septaines, on obtient 483 années après le second décret d’Artaxerxès et on arrive au jour des rameaux quand Jésus s’est présenté comme Messie à Israël. Pour faire les calculs, il faut tenir compte que ce sont des années lunaires de 360 jours au lieu de 365. On ajoute donc 483×360= 173 880 jours lunaires au 14 mars 445 et on arrive au 6 avril de l’an 32 de notre ère qui correspond au jour où Jésus s’est présenté comme roi. On a deux preuves qui prouvent l’exactitude de cette date.

Premièrement, Luc déclare que Jean-Baptiste a commencé à baptiser la quinzième année de l’empereur Tibère (3.1-3) qui est l’an 28 de notre ère, et d’après certains indices, c’était au printemps. Peu de temps après le début du ministère de Jean, Jésus s’est fait baptiser par lui puis a commencé à proclamer le royaume de Dieu, sans doute vers la fin de l’automne de l’an 28. Épiphanies, évêque de Chypre au 4e siècle, écrit que Jésus fut baptisé en novembre 28 mais il ne donne pas ses sources. Le ministère de Jésus, ayant duré un peu plus de trois ans, sa crucifixion a eu lieu au printemps de l’an 32, ce que dit aussi Épiphanies.

Deuxièmement, en l’an 29, pendant la première Pâque de son ministère, Jésus chasse les marchands et les cambistes du Temple d’Hérode (Jean 2.13-16). Sa construction a commencé en l’an 18 avant notre ère, a duré 46 ans (Jean 2.19-20) et s’est terminée en l’an 64. Si on ajoute 46 années à l’an 18 avant J-C, on arrive bien à l’an 29. Jésus a célébré quatre Pâques pendant son ministère, la dernière étant au printemps de l’an 32 quand il a fait son entrée triomphale dans Jérusalem avant d’être crucifié le vendredi avant la quatrième Pâque.

Ces deux arguments montrent que la date du 6 avril 32 convient parfaitement pour le Jour des rameaux.

Après les soixante-deux septaines, un homme ayant reçu l’onction et à qui on ne peut rien reprocher, sera mis à mort et il n’y aura personne pour lui. La ville et le sanctuaire seront détruits par le peuple d’un chef qui viendra, mais sa fin arrivera subitement, et jusqu’à la fin, séviront la guerre et les dévastations qui ont été décrétées (Daniel 9.26 ; Esaïe 61.1 ; Esaïe 53.8 ; Matthieu 24.2, 15-21, 29-31).

L’homme ayant reçu l’onction est Jésus-Christ. Sa mort aura lieu après les 69 septaines et avant la 70 septaine. Il y a donc une coupure entre la 69 et la 70 septaine. Il s’agit du temps de l’Église où nous sommes actuellement. Jésus a anticipé cet intervalle quand il a dit aux Juifs « je vous déclare que le royaume de Dieu vous sera enlevé et sera donné à un peuple qui en produira les fruits » (Matthieu 21.43). La constitution de l’Église rend nécessaire une pause dans le programme de Dieu avec Israël. Après la mort de Jésus, ses disciples ont disparu ; le royaume qu’il était venu offrir n’était plus qu’un souvenir et son couronnement sur le trône de David, un rêve évanoui. C’est du moins ce que les Juifs ont cru.

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