Les études

30 mars 2022

#02 Salomon, pâtre et roi (Cantique des cantiques 1.1-4)

L’histoire a lieu à Jérusalem et au Liban, la patrie de la Sulamite, dont le nom est la forme féminine de Salomon. Salomon apparaît à la fois comme pâtre et roi. Assis sur son char, il fait le tour de ses propriétés afin de s’assurer que les métayers font leur travail convenablement.

Pour comprendre l’histoire de ce couple depuis le début de leur aventure amoureuse jusqu’à son aboutissement, il faut soigneusement noter les changements de scènes et d’acteurs, les refrains et les différents endroits où a lieu l’action. Le plus beau des chants laisse le lecteur perplexe parce qu’il a été conçu par un roi prodigieusement intelligent qui avait reçu de Dieu une sagesse proverbiale et qui était friand de charades.

L’histoire est la suivante. Salomon est un très grand propriétaire terrien et l’un de ses domaines se trouve au Liban (Cantique des cantiques 8.11). Ces propriétés sont cultivées par des métayers (Cantique des cantiques 8.11). L’une des familles de métayers se compose d’une jeune femme, la Sulamite, et de ses frères qui ne se salissent guère les mains mais qui exploitent leur sœur un maximum. De plus, la Sulamite sait qu’un jour elle fera partie d’une transaction commerciale dans laquelle ses frères la donneront en mariage au plus offrant sans lui demander son avis.

Un matin, alors que Salomon fait le tour de ses métairies, il aperçoit au loin quelqu’un qui travaille déjà dans ses vignes. Comme c’est encore l’aurore, il est très étonné et s’approche pour voir qui sarcle autour des ceps. Alors que la Sulamite se redresse pour s’essuyer le front, elle est surprise de voir à une dizaine de mètres d’elle un berger qui la regarde attentivement. Elle suppose donc qu’il garde les troupeaux du roi dans les champs environnants (Cantique des cantiques 1.7-8 ; 6.2). Elle est à la fois flattée et gênée par cette attention. Salomon qui a parfaitement caché son identité, est fasciné parce qu’il ne s’attendait pas à trouver une créature de rêve dans sa vigne si tôt le matin. Tous deux commencent à parler du travail agricole et il apprend qu’en plus de la vigne, la Sulamite s’occupe d’un troupeau de chevrettes. Salomon promet de revenir le lendemain ; ils se revoient régulièrement et finissent par tomber amoureux l’un de l’autre. Puis un jour, la Sulamite demande à Salomon de quel village il est et où sont ses troupeaux, mais il lui répond de façon évasive et lui propose une sorte de jeu de piste (Cantique des cantiques 1.7-8). Mais comme la jeune femme est discrète et de nature confiante et que ce berger lui semble sincère, elle se contente de sa réponse. Après quelques temps, son bien-aimé lui dit qu’il doit se rendre à Jérusalem mais qu’il reviendra pour l’épouser. Je commence de lire le texte.

Le Cantique des cantiques, composé par Salomon (Cantique 1.1).

Supposez que vous soyez un paparazzo invisible qui dessine des tableaux qui ponctuent les différentes étapes de la relation de Salomon et de la Sulamite, depuis leur première rencontre jusqu’au début de leur vie commune. Eh bien c’est un peu ce qu’a fait Salomon ; il a utilisé la poésie pour composer les scènes du « plus beau des chants », mais comme il aimait les énigmes, les tableaux ne sont pas dans un ordre chronologique.

Premier cliché.

Qu’il m’embrasse des baisers de sa bouche car tes amours sont plus exaltants que le vin. Combien suaves sont tes parfums, ton nom est semblable à une huile odorante. Voilà pourquoi les jeunes filles t’aiment. Entraîne-moi derrière toi ! Courons ensemble ! Le roi m’a fait entrer dans ses appartements. Réjouissons-nous, soyons dans l’allégresse à ton sujet ! Célébrons ton amour plus exaltant que le bon vin ! C’est avec raison qu’elles t’aiment (Cantique 1.2-4 ; cp Ecclésiaste 10.19 ; Psaume 104.15).

Nous sommes dans le palais royal. Salomon y a fait venir sa bien-aimée, mais le mariage n’a pas encore eu lieu. La Sulamite se parle à elle-même et souhaite de tout son cœur que son bien-aimé l’embrasse avec passion. Elle soupire et voudrait fuir loin du tumulte de la cour afin d’être seule avec celui qu’elle aime.

Le vin est mentionné huit fois dans le Cantique des cantiques. Il représente le bonheur et ce qui fait plaisir. Mais la Sulamite trouve bien plus agréable les effets enivrants de l’amour et des caresses de Salomon. Pour elle, le nom « Salomon » lui rappelle toutes les qualités qui font son charme. Comme le parfum est agréable à l’odorat, le nom de l’être aimé berce le cœur. Le seul fait de prononcer procure du plaisir. Salomon était un roi complaisant et aimé.

Les jeunes filles de cour forment un chœur qui témoigne leur amour au roi et à la Sulamite. Elles servent à faire avancer l’action et au changement de scène.

févr. 03 2023

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