Les études

04 avril 2022

#20 L’idolâtrie d’Israël (Exode 32.2-35)

Moïse tardant à redescendre du mont Sinaï où il reçoit les Dix Commandements, le peuple s’impatiente et exige un dieu visible.

« Aaron dit alors : Apportez-moi vos boucles d’oreilles. Aaron façonna l’or et en coula la statue d’un veau. Alors le peuple s’écria : Voici ton dieu, Israël, qui t’a fait sortir d’Égypte ! » (Exode 32.2-4 ; comparez 1 Rois 12.28).

On entendra plus parler de Hour, chef de Juda, parce que selon la tradition, il s’est opposé au peuple et a été lapidé. Aaron, terrifié et lâche, se soumet alors à la horde sanguinaire. Mais ce veau plaqué or censé représenter l’Éternel est une insulte terrible (comparez Psaumes 106.19-22).

« Aaron construisit un autel puis annonça : Demain il y aura une fête en l’honneur de l’Éternel » (Exode 32.5).

Aaron tente de garder l’autorité sur le peuple mais Dieu le punira pour sa lâcheté.

« Le lendemain, le peuple offrit des sacrifices, mangea et but puis se divertit » (Exode 32.6).

En d’autres mots, ils ont fait une partouze à tout casser.

« L’Éternel dit à Moïse : Redescends car ton peuple se conduit très mal ; il est rebelle ; il s’est fabriqué un veau, il s’est prosterné devant lui et lui a offert des sacrifices » (Exode 32.7-9).

Pour bien montrer sa colère, l’Éternel prend ses distances par rapport à Israël qu’il n’appelle plus « Mon peuple » mais « ton peuple » et l’assigne à Moïse. « Rebelle » est littéralement « nuque raide », une expression qui compare Israël à une bête rétive.

« Maintenant, laisse faire ma colère et je les exterminerai. Mais je ferai de toi une grande nation » (Exode 32.10).

Dieu fait à Moïse la proposition alléchante de devenir le fondateur d’une nouvelle dynastie, mais lui, fidèle à son rôle de médiateur, solidaire de son peuple idolâtre, et voyant que sa présence peut arrêter le bras vengeur de Dieu, il se lance dans une intercession passionnée.

« Alors Moïse supplia l’Éternel : Si ta colère s’enflamme contre ton peuple, les Égyptiens diront que c’est pour le faire périr et disparaître que tu l’as fait sortir d’Égypte. Renonce à l’exterminer. Souviens-toi d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, envers qui tu t’es engagé en ton propre nom en déclarant : “ Je rendrai vos descendants aussi nombreux que les étoiles du ciel, je leur donnerai tout ce pays et ils le posséderont”… » (Exode 32.11-13).

Moïse renvoie la balle à l’Éternel en soulignant que c’est « son peuple ». Puis il lui fait remarquer que s’il anéantit Israël, tout ce qu’il a accompli jusqu’à présent aura été inutile et les Égyptiens auront une piètre opinion de lui. Enfin, il rappelle à Dieu les promesses qu’il a faites aux patriarches à commencer par Abraham. Moïse est audacieux et l’Éternel l’écoute car il veut qu’on le supplie en avançant des arguments tirés de sa parole.

« Alors l’Éternel renonça au malheur dont il avait menacé le peuple » (Exode 32.14).

Cet incident a donné à Moïse l’occasion de défendre Israël avec brio mais son intercession s’inscrit dans la logique de Dieu qui veut que ses serviteurs participent à son œuvre.

« Moïse descendit de la montagne avec les deux tablettes de l’acte de l’alliance gravées sur leurs deux faces. Quand il aperçut le veau et vit les danses, il entra dans une grande colère ; il mit en pièces les tablettes, il saisit le veau d’or, le brûla, jeta la poussière dans l’eau et la fit boire aux Israélites » (Exode 32.15, 19-20).

Les Israélites ont passé un mauvais moment. En leur faisant boire cette eau sale, Moïse veut qu’ils prennent conscience de leur cœur pollué et de la faute terrible qu’ils ont commise. Puis il demande des comptes à Aaron qui répond :

« Ils m’ont dit : “ Fabrique-nous un dieu qui marche devant nous car ce Moïse a disparu. ” Je leur ai dit : “ Que ceux qui ont de l’or s’en dessaisissent ! ” Je l’ai fait fondre et voilà le veau qui en est sorti. Moïse vit que le peuple était déchaîné. Alors il se posta à l’entrée du camp et tous les Lévites se rallièrent à lui. Il leur dit : Parcourez le camp d’une tente à l’autre et tuez tous les idolâtres. Ils obéirent à Moïse de sorte que trois mille hommes du peuple perdirent la vie » (Exode 32.25-28).

Telle une gangrène, la rébellion est extirpée. Face au mal, aucune sentimentalité n’est permise. Si Moïse n’était pas intervenu énergiquement, le châtiment divin aurait frappé tout le peuple.

« Le lendemain, Moïse dit au peuple : Vous avez commis un très grand péché. Je vais remonter auprès de l’Éternel pour essayer d’obtenir son pardon. Il lui dit : Pardonne ce péché, sinon efface-moi de ton livre. L’Éternel répondit : J’effacerai celui qui a péché contre moi. Va, conduis le peuple mais je les châtierai de leur péché » (Exode 32.30-35).

Moïse choisit d’être rejeté avec le peuple si l’Éternel refuse de lui pardonner. C’est aussi sa réponse à l’offre que Dieu lui a faite de faire de ses descendants son peuple.

C’est la première fois qu’est mentionné ce livre, ce registre céleste où sont écrits les noms des élus. Concernant les membres du sanhédrin, le haut clergé d’Israël qui ont condamné Jésus à mort, le psalmiste prophétise : « Qu’ils soient effacés du livre de vie ! » (Psaumes 69.27; comparez Daniel 12.1; Luc 10.20; Philippines 4.3; Apocalypse 3.5; 21.10,27).

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