Les études

05 avril 2022

#32 Persécutés mais non abandonnés

Le Psaume 87 est prophétique car il célèbre la gloire future de Jérusalem ainsi que l’établissement du royaume messianique de mille ans.

L’Éternel a fondé Jérusalem sur les montagnes saintes. Il l’aime plus que tout autre lieu du pays. La cité de Dieu est glorieuse. Pause. Je proclame l’Égypte, Babylone, la Philistie, Tyr, et l’Éthiopie, comme étant nés ici et c’est le Très-Haut lui-même qui l’affirme. Il fait la liste des peuples et note : “ c’est ici qu’ils sont nés ” Pause. On chante, on danse et on dit : “ toutes mes sources sont en toi ” (Psaume 87.1-7).

Jérusalem doit sa gloire à Dieu qui l’a choisie pour résidence. Le psalmiste voit l’Éternel déclarer tous les êtres humains citoyens de la ville sainte et les enregistrer comme tels. Ceux-ci se réjouissent car ils ont droit à tous les privilèges du peuple de Dieu. Cette prophétie a commencé à s’accomplir, car l’Église de Jésus-Christ est ouverte à tous les peuples.

Nous arrivons au Psaume 88 qui est le cri désespéré d’un homme pieux au fond du trou et sans espoir. Il est particulièrement déprimant et rappelle la situation de Job.

Éternel, Dieu de mon salut, je crie à toi jour et nuit. Que ma prière parvienne jusqu’à toi ! Prête attention à mes sanglots car je suis rassasié de maux et tout près du séjour des morts. Je suis un homme fini, gisant parmi les morts couchés dans la tombe, et que tu as oubliés. Tu m’as abandonné dans un gouffre sans fond ; tu m’as jeté dans les ténèbres. Les flots de ta colère déferlent sur moi. Pause. Tu m’as séparé de mes proches et je suis pour eux un objet d’horreur (cp Job 19.13-19). Mes yeux sont brûlés par la souffrance. Je t’invoque, Éternel, je tends les mains vers toi tout le jour (Psaume 88.1-10).

Ce malheureux se dit frappé par Dieu et pourtant il ne confesse aucune faute. Il définit la mort comme un état d’impuissance totale dans les ténèbres les plus opaques et abandonnées de Dieu. Mais d’autres Psaumes (16 ; 17 ; 49 ; 73) enseignent que même dans le séjour des morts, le fidèle est gardé par Dieu et qu’il en sortira pour être reçu dans la gloire.

Les morts se lèvent-ils pour te louer, parlent-t-ils de ta bonté et de ta fidélité ? Dès le matin j’implore ton secours. Pourquoi, ô Éternel, me rejeter ? J’endure tes terreurs. Je suis anéanti par les angoisses qui tous les jours me submergent de toutes parts. Mes familiers m’ont abandonné et les ténèbres sont ma seule compagnie (Psaume 88.11-19).

Le psalmiste ne doute pas de la bonté ou de la justice de Dieu. Il souffre, pleure et se lamente, mais sans révolte ; et malgré le silence de Dieu, il continue à crier à lui. Contrairement à d’autres Psaumes d’appel au secours, celui-ci ne finit pas sur une note de triomphe ou de confiance, mais par l’expression d’une détresse épouvantable. Parfois et sans raison apparente, de telles épreuves sont le lot de certains croyants d’élite.

Nous arrivons au Psaume 89 qui a été composé suite à l’invasion de Juda par l’Égypte sous le règne de Roboam, fils de Salomon. Il commence par rappeler les attributs de Dieu qui maîtrisent tout ce qui existe avec bonté et justice, et qui a choisi David pour roi d’Israël à tout jamais.

Je veux chanter à jamais les bontés et la fidélité de l’Éternel car ta bonté est éternelle et ta fidélité est ancrée dans les cieux. Tu as dit : “ j’ai fait alliance avec David, mon serviteur. Je maintiendrai sa dynastie pour toujours. ” Pause. Ô Éternel, les cieux célèbrent tes merveilles et ta fidélité. Qui dans le ciel est égal à toi ? C’est un Dieu redoutable car qui est puissant comme toi ? Oui, tu maîtrises l’orgueil de la mer et c’est à toi qu’appartiennent les cieux et la terre. Tu as fondé le monde et tout ce qu’il renferme. La justice et l’équité sont la base de ton trône. La bonté et la fidélité sont devant ta face. L’Éternel est notre bouclier et notre roi. Tu as dit : j’ai trouvé David, mon serviteur. Je l’ai sacré de mon huile sainte. Ma main le soutiendra. J’écraserai ses adversaires. Ma fidélité et ma bonté seront avec lui. Il m’invoquera : tu es mon père, mon Dieu et le rocher de mon salut ! Et moi, je ferai de lui, mon fils premier-né, le plus élevé des rois de la terre. Si ses fils abandonnent ma loi, je les punirai, mais je ne violerai pas mon alliance. Je lui conserverai ma bonté et je rendrai sa postérité éternelle. Pause (Psaume 89.1-38).

Tout semble être bien dans le meilleur des mondes, mais brusquement le ton change.

Et pourtant tu as rejeté l’alliance avec ton serviteur ; Tu as profané sa couronne. Tu as détruit toutes ses murailles. Tu as réjoui tous ses ennemis car tu ne l’as pas soutenu dans le combat et tu l’as couvert de honte. Pause. Jusqu’à quand, Éternel, seras-tu furieux contre nous ? Où sont tes bontés premières que tu juras à David dans ta fidélité ? Souviens-toi, Seigneur de notre opprobre et des outrages de tes ennemis contre ton roi, ô Éternel ! Béni soit l’Éternel à jamais ! Amen ! Amen ! (Psaume 89.1-52).

Le psalmiste est perplexe parce que la situation présente ne s’accorde pas avec les promesses de Dieu. La rébellion des successeurs de David a été réprimée mais la fidélité de Dieu n’est pas remise en cause. Par ailleurs, la promesse d’un roi éternel sur le trône d’Israël concerne le Messie, le second David, qui établira son règne sur terre pendant mille ans.

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