Les études

30 mars 2022

#33 La grandeur de Dieu (Esaïe 41.5-42.7)

L’Éternel est le seul vrai Dieu, une affirmation majestueuse qui revient plusieurs fois dans Ésaïe. Dieu transcende l’espace-temps ; il est le maître de l’histoire et souverain sur toutes les nations (cp Daniel 4.17, 25, 32 ; 5.21 ; Apocalypse 1.18 ; 2.8 ; 22.13). Il est avant tout, le commencement et la fin de tout.

Les peuples sont saisis de crainte car les voilà qui arrivent. Alors chacun soutient son voisin : le fondeur de l’idole encourage l’orfèvre, et le polisseur encourage le forgeron, et parlant de la soudure, il dit : “ Voilà du bon travail ! ” Puis il fixe l’idole avec des clous pour qu’elle ne branle pas (Ésaïe 41.5-7).

Terrorisés par l’avancée des Perses, les païens multiplient les idoles, espérant obtenir la faveur des dieux.

Mais toi Israël, mon serviteur que j’ai choisi, et la descendance d’Abraham, qui était mon ami, toi que je suis allé chercher aux extrémités de la terre, et à qui j’ai dit : “ Tu es mon serviteur ” (Ésaïe 41.8-9 ; cp Ge 26.24 ; Deutéronome 7.6 ; 14.2 ; 2Ch 20.7 ; Jacques 2.23).

Les paroles pleines de tendresse que l’Éternel adresse à Israël contrastent avec sa sévérité à l’égard des païens. Pourtant, les patriarches, Jacob en tête, étaient tordus et des roublards accomplis, mais malgré tous leurs travers, Dieu les a bénis. C’est de bon augure pour moi.

N’aie pas de crainte, car je suis avec toi et je suis ton Dieu. Je viens à ton secours ; je te ferai justice et tous tes ennemis périront. Car c’est moi l’Éternel, qui suis ton Dieu et qui te délivre. Sois donc sans crainte, vermisseau de Jacob, petit reste d’Israël, car je viens à ton aide, l’Éternel le déclare ; ton sauveur est le Saint d’Israël (Ésaïe 41.10-14).

Comme un vermisseau qu’on écrase du pied, tel est Israël, craintif et chétif, impuissant et misérable car exilé à Babylone, mais l’Éternel est son défenseur. Au travers des siècles, ce passage a été une source de réconfort pour de nombreux croyants. Dieu désire qu’on lui fasse confiance en toute simplicité de cœur.

Je vais faire de toi une herse pointue. Tu battras les montagnes et tu transformeras les collines en paille. et le vent les dispersera. Mais toi, tu te réjouiras en l’Éternel, et ta fierté sera dans le Saint d’Israël. Je ne te délaisserai pas et j’exaucerai les malheureux qui meurent de soif. Je ferai jaillir des rivières dans les endroits arides. Le désert deviendra un étang, et j’y planterai le cèdre et l’acacia, le myrte et l’olivier, pour que tous reconnaissent que c’est l’Éternel qui fait tout cela (Ésaïe 41.15-20 ; cp Esaïe 29.19 ; 40.4).

L’humiliation des Juifs est représentée par un désert où on meurt de soif, mais grâce à Dieu, ils vaincront les hauteurs, c’est-à-dire les puissantes nations qui les persécutent. Ce scénario a déjà eu lieu plusieurs fois. Mais comme dans ce passage, Israël se réjouit en Dieu, et la nature est totalement transformée, Ésaïe décrit plutôt la bataille d’Armageddon (Apocalypse 16.16) ainsi que les bénédictions du royaume messianique.

Dieux des nations, défendez-vous en exposant vos arguments, dit l’Éternel. Prouvez que vous êtes des dieux. Qu’avez vous prédit et qui s’est réalisé, ou bien annoncez-nous l’avenir !. Faites quelque chose de bien ou de mal qui nous stupéfie ! Mais vous êtes moins que rien et vous accomplissez du néant ! Quiconque vous révère est abominable (Ésaïe 41.21-24 ; cp Deutéronome 12.31 ; 18.12 ; Romains 1.18-32).

L’Éternel reprend le procès des idoles en leur lançant un défi. Qu’elles prouvent qu’elles existent en faisant quelque chose, n’importe quoi, sachant que seul le vrai Dieu peut prédire l’avenir (Deutéronome 18.21-22 ; Jr 28.9).

Je l’ai suscité du nord, et de l’est. Il invoque mon nom ; il piétine les chefs comme de la boue. Qui a prédit d’avance cet événement ? Personne d’autre que moi. J’ai donné à Jérusalem un prophète qui est porteur de la bonne nouvelle. Parmi les dieux, il n’en est aucun que je puisse consulter et qui me réponde. Tous sont muets. Les idoles qu’ils se sont fabriquées sont néant, du vent et du vide (Ésaïe 41.25-29).

Ésaïe prophétise que les nations idolâtres et Babylone seront écrasées par le Perse Cyrus, qui considérait l’Éternel comme un Dieu puissant, mais un dieu parmi d’autres. La bonne nouvelle est le décret de Cyrus qui autorise les Juifs à retourner dans leur pays.

Voici mon serviteur, que je soutiens, que j’ai choisi et qui fait toute ma joie. Je lui ai donné mon Esprit et il établira la justice pour les nations. Il n’élèvera pas la voix. Il ne brisera pas le roseau courbé et il n’éteindra pas la flamme qui faiblit, mais il fera régner le droit selon la vérité. Il ne faiblira pas jusqu’à ce qu’il ait établi la justice sur terre et que tous les peuples obéissent à sa loi (Ésaïe 42.1-4 ; cp Matthieu 12.15-20 ; Ésaïe 11.4 ; 57.15 ; 61.1 ; Psaume 72.4 ; 12-14 ; Matthieu 11.28-29 ; 5.3-6).

La justice sera la caractéristique première du royaume messianique. Utilisant la puissance de la vérité, Jésus régnera sans violence. Bienveillant et tendre, indulgent et patient, il ne condamnera pas mais soutiendra les faibles et les conduira avec douceur.

Ainsi parle l’Éternel qui a créé les cieux et la terre, et qui a donné la vie aux hommes. Je t’ai appelé pour une mission officielle. Je t’ai pris par la main et je t’ai gardé. J’ai fait de toi le garant de l’alliance avec le peuple, et la lumière des nations pour que tu ouvres les yeux des aveugles, et tires de prison les captifs qui sont dans les ténèbres (Ésaïe 42.5-7 ; cp Luc 2.32 ; Jean 8.12 ; 9.5).

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