Les études

30 mars 2022

#36 L’Éternel domine sur toutes choses (Esaïe 44.20-45.8)

Ésaïe va maintenant décrire en détail la fabrication d’une idole pour montrer combien adorer des matériaux inertes est ridicule. Il passe en revue le travail du forgeron, du sculpteur et du bûcheron tout en se moquant d’eux. Il n’est pas le seul. Dans la fable : le statuaire et la statue de Jupiter, La Fontaine écrit : Un bloc de marbre était si beau Qu’un statuaire en fit l’emplette. Qu’en fera, dit-il, mon ciseau ? Sera-t-il Dieu, table ou cuvette ? Ésaïe conclut son discours satirique en disant :

L’homme prend une part du bois pour se chauffer, il allume le feu pour y cuire son pain. Avec le même bois, il fait un dieu et se prosterne devant l’idole. Il l’invoque et lui dit : « Délivre-moi car tu es mon dieu ! » Aucun ne réfléchit, aucun n’a assez de bon sens pour se dire : « J’ai brûlé la moitié de mon bois, j’ai rôti de la viande, et de ce qui restait, j’ai fait une abomination, je me suis prosterné devant un bout de bois ! » Il se rassasie de cendres car son cœur et son idole l’ont trompé (Ésaïe 44.15,17,19). Comprends cela, ô Israël mon serviteur. Je ne t’oublierai pas car j’ai effacé tes péchés comme un nuage. Reviens à moi, car je t’ai racheté. Que les cieux, les profondeurs de la terre, les montagnes, et les forêts poussent des cris de joie car l’Éternel a délivré Israël, sa gloire. (Ésaïe 44.20-+23).

La nature est personnifiée car elle participe au salut de l’homme pardonné. Et ce pardon, ainsi que toute délivrance, se trouvent seulement auprès de l’Éternel, et non pas dans le culte ridicule des idoles.

Ainsi parle l’Éternel, ton Rédempteur : c’est moi qui accomplis tout cela et qui ai déployé les cieux, étendu la terre sans aucune aide, et je rends vains les présages des devins et la science des sages (Ésaïe 44.24-25).

La toute puissance de Dieu est la garantie de l’accomplissement de ses promesses, et elle rend caduque les prédictions des devins de Babylone qui ne savent pas que leur ville est sur le point d’être prise par Cyrus.

J’accomplis la parole prononcée par mes messagers. Or, j’ai dit que Jérusalem et les villes de Juda seraient reconstruites ! ” Oui, j’en relèverai les ruines. Je dis au fleuve profond : Assèche-toi ; je vais tarir tes eaux ” (Ésaïe 44.26-27 ; cp Esaïe 11.15 ; Hérodote I, 191).

Par l’intermédiaire des prophètes, l’Éternel annonce la reconstruction de Juda dévasté. Puis il explique aux Perses qu’en détournant le cours de l’Euphrate, ils pourront s’emparer de Babylone en douceur.

Et je dis de Cyrus : C’est mon berger qui accomplira tout ce que je désire et qui ordonnera la reconstruction de Jérusalem et du Temple (Ésaïe 44.28 ; cp Esdras 1.1-2 ; 6.3, en 538).

Cette prophétie a été donnée plus d’un siècle avant qu’elle ne s’accomplisse et c’est aussi la seule fois où Dieu appelle un conquérant païen « mon berger ».

Ainsi parle l’Éternel à Cyrus que j’ai choisi pour conquérir les nations. J’ouvrirai devant lui les verrous afin qu’aucune porte ne reste fermée. J’irai devant toi, j’aplanirai les collines, je fracasserai les verrous de fer, et je te donnerai les richesses cachées, pour que tu saches que c’est moi, l’Éternel, Dieu d’Israël, qui t’appelle par ton nom (Ésaïe 45.1-3).

Cyrus aura le même rôle qu’un roi israélite car il va libérer Israël de ses ennemis. Babylone est construite sur l’Euphrate mais la nuit où elle est investie, les portes qui s’ouvrent sur les deux rives sont déverrouillées. Cyrus a non seulement conquis Babylone, la cité pleine d’or (Jr 51.13), avec une facilité inouïe, mais aussi Sardes, la capitale du fameux roi Crésus où il empoche 950 tonnes d’or.

Pour l’amour de mon serviteur, Jacob-Israël que j’ai choisi, je t’ai désigné sans que tu me connaisses. Je suis l’Éternel, en dehors de moi il n’y a pas de Dieu. Je t’ai doté de force afin que d’est en ouest, tout homme sache que tout n’est que néant, que je suis l’Éternel et qu’il n’y en a aucun autre (Ésaïe 45.4-6).

L’Éternel a choisi un roi païen qui rêve de conquêtes, pour instrument afin d’accomplir ses objectifs. Selon l’historien juif Flavius Josèphe, Daniel aurait montré à Cyrus la prophétie d’Ésaïe où figure son nom.

J’ai créé la lumière et les ténèbres, je fais le bonheur et le malheur. C’est moi, l’Éternel, qui fais tout (Ésaïe 45.7 ; cp Lamentations 3.38-39).

L’Éternel ordonne tout ce qui se passe dans l’univers, une affirmation fracassante qui peut troubler.

Ô ciel, répands le salut et la victoire comme une rosée, et que ton salut et ta justice germent de terre ! Moi, l’Éternel, je fais cela (Ésaïe 45.8 ; cp Esaïe 4.2 ; 41.18 ; 44.3-4 ; 61.11 ; Osée 2.23-25).

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