Les études

05 avril 2022

#40 Le Seigneur entend ma voix

Le Psaume 116 comporte des morceaux de phrases et des pensées inachevées parce que le psalmiste est sous le coup d’une forte émotion.

J’aime l’Éternel car il entend la voix de mes supplications et m’a prêté l’oreille. Je l’invoquerai tous les jours de ma vie. La mort et ses terreurs m’avaient enveloppé, j’étais angoissé et dans la détresse. Alors j’ai appelé l’Éternel au secours : Éternel, sauve-moi ! Il est miséricordieux et juste et il est plein de bonté (Psaume 116.3-5).

Les auteurs sacrés disent souvent que Dieu est bon et qu’il fait grâce. Mais comme il est saint et le juge moral de l’univers, il doit punir les pécheurs.

L’Éternel garde les humbles. J’étais malheureux et il m’a sauvé. Oui tu as délivré mon âme de la mort, mes yeux des larmes et mes pieds de la chute. Je marcherai devant l’Éternel sur la terre des vivants. J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé (Psaume 116.6-10).

L’apôtre Paul cite ces dernières paroles aux Corinthiens (2Corinthiens 4.13). La prière du psalmiste est la preuve de sa foi et sa foi en action.

Dans une détresse extrême je me disais que tout homme est menteur. Comment vais-je remercier l’Éternel pour tous ses bienfaits ? J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai l’Éternel et je m’acquitterai de mes vœux (Psaume 116.10-14).

Le Psalmiste a bien l’intention d’être reconnaissant à Dieu. Cette coupe est une allusion aux libations qui accompagnent les sacrifices d’actions de grâces. Cette coupe appelée : « coupe de bénédiction » par l’apôtre Paul (1 Corinthiens 10.16), circule parmi les convives du repas de Pâque.

Elle a du prix aux yeux de l’Éternel la vie de ses fidèles (Psaume 116.15).

La mort est la conséquence du péché mais Dieu n’y prend aucun plaisir. D’ailleurs, Jésus a pleuré sur la tombe de Lazare et un jour la mort et son cortège de souffrances ne seront plus.

Écoute-moi, ô Éternel, car je suis ton serviteur. Tu as brisé mes chaînes. En reconnaissance je t’offrirai un sacrifice et j’invoquerai ton nom. J’accomplirai mes vœux dans les parvis de la maison de l’Éternel au milieu de Jérusalem ! Louez l’Éternel ! (Psaume 116.16-19).

Nous n’avons rien à offrir à Dieu sinon notre service, notre reconnaissance et nos louanges.

Le Psaume 117 n’a que deux versets mais il exprime une promesse prodigieuse.

Louez l’Éternel, toutes les nations ! Célébrez-le, vous tous les peuples ! Car sa bonté est immense et sa fidélité dure à toujours. Louez l’Éternel ! (Psaume 117.1-2).

Ce Psaume regarde vers l’avenir quand tous les peuples célébreront l’Éternel (Zacharie 2.15 ; 14.16). L’apôtre Paul cite le premier verset dans son épître aux Romains (15.11) pour prouver que le salut en Jésus-Christ est offert à tous les peuples et pas uniquement à Israël.

Le Psaume 118 est un chant à plusieurs voix qui exprime la joie d’Israël lors de la dédicace du temple reconstruit après l’exil babylonien. Ce Psaume est un grand encouragement pour les croyants persécutés. Luther a dit : « ce Psaume est le mien car il m’a tiré d’angoisses d’où aucun homme n’aurait pu me sortir ». Les Huguenots le surnommèrent « l’hymne des martyrs », car ils le chantaient quand ils étaient exécutés pour leur foi. Les Psaumes 113-118 furent chantés par Jésus et ses disciples à la veille de la crucifixion.

Célébrez l’Éternel, car il est bon, car sa miséricorde dure éternellement ! Qu’Israël dise : car sa miséricorde dure éternellement ! Que les descendants d’Aaron disent : car sa miséricorde dure éternellement ! Que tous ceux qui révèrent l’Éternel disent : car sa miséricorde dure éternellement ! (Psaume 118.1-4).

Ce refrain est répété à la fin du cantique, et c’est la première ligne des Psaumes 106 et 107.

Du fond de ma détresse, j’ai invoqué l’Éternel et il m’a répondu. L’Éternel est pour moi, je ne craindrai rien, que peut me faire l’homme ? L’Éternel vient à mon secours. Peu importe mes ennemis. Mieux vaut se réfugier auprès de l’Éternel que de compter sur l’homme, soit-il important. Tous les peuples païens m’encerclaient mais grâce à l’Éternel, je les taille en pièces et ils s’éteignent comme un feu de broussailles. Tu m’avais rudement poussé pour m’abattre, mais l’Éternel m’a secouru. L’Éternel est ma force, il est le sujet de mes louanges : il m’a sauvé (Psaume 118.5-14).

Après être retournés dans leur pays, les Israélites étaient constamment menacés par leurs voisins et les rois perses vacillaient à leur égard. Leur sûr et seul recours était de crier à Dieu. Depuis toujours, Israël est encerclé de nations hostiles et doit sa survie à l’Éternel. Babylone a détruit Israël, mais fidèle à ses promesses, il l’a ramené dans son pays.

Des cris de joie éclatent dans les tentes des justes, car l’Éternel a manifesté sa puissance. Je ne mourrai pas mais je vivrai et publierai les hauts faits de l’Éternel ! Il m’a puni mais ne m’a pas livré à la mort. Ouvrez-moi les portes de la justice pour que je puisse entrer et louer l’Éternel. C’est par cette porte qui mène au temple de l’Éternel que les justes passent. Je te loue car tu m’as exaucé et tu m’as sauvé (Psaume 118.15-21).

Le psalmiste parle au nom d’Israël qui a été sévèrement châtié mais qui ne disparaîtra jamais. Après l’exil, les colons juifs ont même pu reconstruire le temple et Jérusalem.

févr. 02 2023

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