Les études

30 mars 2022

#42 Les pieds de celui qui annonce l’Évangile sont beaux (Esaïe 51.11-52.10)

Ici débute un texte poétique en trois strophes (Ésaïe 51.9-16, 17-23 ; 52.1-12) introduites par, réveille-toi. Ésaïe demande à Dieu de délivrer son peuple de Babylone, comme il l’a fait du pays d’Égypte.

Ceux que l’Éternel a libérés retourneront à Jérusalem avec des cris de joie. Le bonheur et l’allégresse seront éternellement leur partage car il n’y aura plus ni souffrance ni tristesse (Ésaïe 51.11 ; cp Esaïe 35.10).

Ces paroles, qui décrivent le Millénium, sont destinées à consoler Israël. Mais comme elles sont tirées d’un chapitre précédent (35.10), c’était probablement une note d’un copiste en marge, et qui a fini dans le texte.

Comme c’est moi qui te console, tu n’as pas à craindre l’homme qui disparaît comme l’herbe. As-tu oublié l’Éternel qui t’a créé, qui a tendu le ciel et fondé la terre ? Ne tremble pas sans cesse à cause du tyran qui veut te détruire ! Sa fureur va disparaître et le prisonnier ne périra pas mais sera libéré. Je suis l’Éternel, ton Dieu, le Seigneur des armées célestes qui soulève la mer (Ésaïe 51.12-15 ; cp Esaïe 40.7 ; 14.5).

Le tyran est Babylone, mais ce peut-être n’importe lequel et surtout l’Antichrist. Le rappel de la toute-puissance de Dieu permet de relativiser la furie des ennemis du peuple de Dieu.

Oui, j’ai mis mes paroles dans ta bouche, je te protège de ma main, afin que je plante les cieux, pose les fondations de la terre et dise à Jérusalem : “ Tu es mon peuple ! ” (Ésaïe 51.16).

Les Israélites fidèles ont la charge de faire connaître l’Éternel aux nations païennes. Dieu promet de les protéger et leur révèle son plan grandiose qui est la création de nouveaux cieux et d’une nouvelle terre.

Réveille-toi, réveille-toi, Jérusalem, toi qui as bu jusqu’à la lie la coupe de la colère de l’Éternel et qui en a eu des vertiges. Parmi tous les fils que tu as mis au monde, pas un ne t’a aidé à te relever ! Deux malheurs t’ont frappé, comment te consoler ? Tes fils sont épuisés, couchés aux coins des rues. Ils sont comme des antilopes prises au filet à cause de la fureur de l’Éternel. C’est pourquoi, écoute ceci, malheureuse, toi qui es aveuglée. Ainsi parle ton Dieu, l’Éternel, qui va défendre la cause de son peuple : J’ai ôté ton aveuglement, et tu ne boiras plus désormais la coupe de ma colère, car je la mettrai dans la main de tes persécuteurs qui ont foulé ton dos (Ésaïe 51.17-23).

Dans sa colère contre Jérusalem et Juda, l’Éternel a sommé Babylone de détruire la nation. Mais maintenant que le jugement contre son peuple est passé, Dieu dirige sa fureur contre Babylone.

Réveille-toi, réveille-toi, Jérusalem, ô ville sainte, montre ta force et mets tes habits de fête ! Car désormais, ni païen ni impur n’entrera chez toi. Secoue ta poussière, relève-toi, ôte les chaînes qui t’emprisonnent, ô fille de Sion (Ésaïe 52.1-2).

Dans son intuition prophétique, Ésaïe voit la fin de la captivité babylonienne mais aussi la fin du règne de l’Antichrist. Jérusalem est en ruines, mais comme une jeune fille profanée, elle est exhortée à se refaire une beauté pour accueillir l’Éternel, le Messie, qui jugera les nations qui l’ont piétinée.

Ainsi parle l’Éternel : puisqu’on vous a vendus pour rien, on vous libérera gratuitement (Ésaïe 52.3).

Babylone s’étant emparé du peuple d’Israël par la force, elle n’a aucun droit légal sur lui, et il sera donc libéré sans rien payer et c’est la Perse qui va s’en charger.

L’Éternel dit : mon peuple est d’abord descendu en Égypte pour y séjourner, ensuite l’Assyrien l’a opprimé sans avoir de raison valable. Et maintenant, comment se peut-il que mon peuple soit exilé ? ses oppresseurs hurlent contre moi et déshonorent mon nom à longueur de jour ! Mais mon peuple va savoir que mon nom est l’Éternel et que j’ai dit : voici je viens ! (Ésaïe 52.4-6 ; cp Romains 2.24).

Les hébreux ont été esclaves en Égypte. Puis, une fois installés dans leur pays, les Assyriens ont détruit les X tribus du Nord et saccagé Juda, et maintenant que ses habitants sont captifs de Babylone pour avoir violé la Loi, l’honneur de l’Éternel est bafoué par les païens, parce qu’ils croient que le Dieu d’Israël n’a pas pu défendre son peuple. Mais Dieu va laver cet affront quand il détruira Babylone et délivrera son peuple.

Qu’ils sont beaux les pieds de celui qui annonce de bonnes nouvelles, la paix, le bonheur et le salut, et qui dit à Jérusalem : “ ton Dieu règne ”. On entend tes guetteurs qui ensemble crient de joie, car ils voient de leurs propres yeux que l’Éternel retourne dans Jérusalem. Éclatez de joie, ruines de Jérusalem, car l’Éternel t’a délivré et il a consolé son peuple. Il a manifesté sa puissance et sa sainteté aux yeux des nations, et la terre entière verra que notre Dieu sauve (Ésaïe 52.7-10 ; cp Esaïe 51.3 ; Romains 10.15 ; Matthieu 12.28).

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