Les études

05 avril 2022

#46 Seigneur, tu sais tout de moi

Nous arrivons au Psaume 137 rédigé au début de l’exil, et qui est à la fois un long cri de douleur et une imprécation virulente contre les Babyloniens.

Assis au bord des fleuves de Babylone, nous pleurions en pensant à Sion. Aux saules de leurs rives, nous avions suspendu nos harpes. Nos oppresseurs voulaient des airs joyeux : “ Chantez-nous, disaient-ils, quelque chant de Sion ! ” Mais comment chanterions-nous les chants de l’Éternel sur un sol étranger ? (Psaume 137.1-4).

Les Israélites, occupés à entretenir les canaux qui irriguaient le pays, font une pause qui ravive leur douleur. Ils ne veulent pas divertir leurs ennemis avec des chants sacrés qui célèbrent l’Éternel surtout qu’ils ont plutôt le cœur à pleurer qu’à se réjouir.

Si jamais je t’oublie, Jérusalem, et si je ne fais pas de toi le sujet principal de ma joie, que ma main droite et ma langue deviennent impuissantes (Psaume 137.5-6).

Il faut savoir que l’aspect religieux est la principale composante du patriotisme des exilés juifs. Bien plus que leur capitale, Jérusalem est la ville de l’Éternel, du culte, des prophètes et des promesses. Pour qui aime Jérusalem, il n’y a pas de joie possible tant qu’elle est en ruines.

Souviens-toi, Éternel, des Édomites qui lors de la destruction de Jérusalem, criaient : “ Rasez-la jusqu’à ses fondations ! ” (Psaume 137.7).

Édom, pourtant frère de Jacob/Israël, a toujours été jaloux et haineux à son égard, ce que son peuple a manifesté lors de la destruction de Jérusalem.

Babylone est dévastée ! Heureux qui te rendra le mal que tu nous as fait ! Heureux qui saisira tes nourrissons pour les écraser contre le roc ! (Psaume 137.8-9).

Cette menace épouvantable se comprend, si on admet que s’attaquer à Jérusalem c’est toucher d’une main profane le trône terrestre de Dieu. Il s’en suit qu’une nation qui commet un tel sacrilège doit disparaître. Les Perses, qui ont vengé Israël, sont dit « heureux », parce qu’ils furent les exécuteurs de la vengeance divine.

Le Psaume 138 de David, est très différent du précédent car c’est un hymne de louanges.

Je veux louer l’Éternel de tout mon cœur et te chanter devant les faux-dieux. Je me prosterne dans ton sanctuaire et je te loue pour ta bonté et ta fidélité, car en tenant tes promesses ta renommée s’est fait connaître (Psaume 138.1-2).

La Parole de Dieu est le miroir de son caractère. Ce qu’il dit, il le fait et c’est plutôt important car une fois qu’on passe de l’autre côté, comment savons-nous ce qui va nous arriver ; quelles sont nos garanties ? Eh bien, il n’y aura pas de surprises car Jésus a dit :

Celui qui croit en moi a la vie éternelle et ne vient pas en jugement (Jean 6.47 ; 5.24).

Le jour où je t’ai appelé, tu m’as exaucé et fortifié. Ô Éternel, quand les rois de la terre entendront tes paroles, ils te loueront et célébreront tes œuvres, car grande est la gloire de ton nom (Psaume 138.3-5).

Ce passage fait allusion au Millénium quand Jésus-Christ sera roi de toute la terre, car alors tous les peuples chanteront à la gloire de Dieu.

L’Éternel est élevé mais il voit les humbles et repère de loin les orgueilleux (Psaume 138.6).

Dans les Écritures on lit souvent que Dieu écoute les humbles mais résiste aux orgueilleux. Dieu a pris David, un simple berger, pour le faire roi, et malgré tout, il est resté humble.

Quand je suis dans la détresse à cause de mes ennemis, tu me sauves et tu épargnes ma vie. Oui, l’Éternel agira en ma faveur. Ta bonté dure toujours. N’abandonne pas tes œuvres ! (Psaume 138.7-8).

Tout ce que Dieu commence, il l’achève, car rien ne peut s’opposer à sa parfaite volonté.

Dans le Psaume 139, David s’émerveille devant l’Éternel qui peut tout et connaît tout.

Éternel, tu me sondes et tu me connais. Tu sais quand je suis assis et quand je me lève, quand je marche et quand je me couche. Tu connais toutes mes pensées et tout ce qui me concerne. Avant même que je ne parle, tu sais ce que je vais dire. Tu es tout autour de moi et ta main est sur moi. Merveilleux savoir hors de ma portée et trop sublime pour que je le saisisse (Psaume 139.1-6).

Dieu connaît mes faits et gestes, mes projets, mes désirs et mes craintes, mes fautes et mes déceptions. Il sait où je suis, où je vais aller et ce qui va m’arriver. Comme on ne peut rien lui cacher, autant jouer franc jeu avec lui.

Où puis-je aller loin de toi ? Au ciel, mais tu es là, au séjour des morts, mais t’y voilà ! Si je me réfugie aux confins des mers, là aussi c’est toi qui m’y conduira. Si je dis : les ténèbres me couvriront, devant toi, elles brillent comme la lumière (Psaume 139.7-12).

Où aller pour échapper à Dieu ? Nulle part car c’est impossible, et partout, Dieu me devance. Et comme il est lumière, il voit tout, y compris ce qui se fait sous le couvert des ténèbres.

févr. 03 2023

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