Les études

05 avril 2022

#47 Sonde-moi, ô Dieu

Dans le Psaume 139, David rend grâce à Dieu pour sa présence à ses côtés depuis sa conception.

Tu m’as tissé dans le ventre de ma mère. Je te loue de ce que je suis une créature aussi merveilleuse. Je reconnais que tes œuvres sont merveilleuses. Mon corps était sous tes yeux quand j’ai été tissé dans un lieu secret. Alors que je n’étais qu’une masse informe, tu me voyais et dans ton livre étaient inscrits tous les jours que tu m’avais destiné. Tes œuvres innombrables sont impénétrables. Si je les comptais, elles seraient bien plus nombreuses que les grains de sable. Voici : je m’éveille et je suis encore avec toi (Psaume 139.13-18).

La complexité de l’être humain défie toute imagination et, dès sa conception, avant qu’il ne naisse, la durée de sa vie est décidée. Un embryon est une personne et l’IVG, un meurtre.

Ô Dieu, fais mourir les hommes sanguinaires car ce sont tes ennemis qui utilisent ton nom pour mentir et pour leurs desseins criminels. J’ai de la haine pour ceux qui te haïssent, et du dégoût pour ceux qui s’élèvent contre toi (Psaume 139.19-22).

Les impies sont une tache qui dépare l’œuvre de Dieu et une injure qui doit disparaître. David se fait le porte-parole de l’Éternel. Sa haine est le désaveu complet des actions des méchants. Or, il faut que justice soit faite, que le coupable soit châtié, ce qui était la responsabilité du roi.

Sonde-moi, ô Dieu, pénètre mon cœur, examine-moi et pénètre mes pensées ! Vois si je suis sur un mauvais chemin et conduis-moi sur la voie de l’éternité ! (Psaume 139.23-24).

David désire que Dieu lui révèle le mal qui se trouve en lui et l’en délivre.

Le Psaume 140 et les deux suivants sont de David alors qu’il est persécuté par le roi Saül.

Éternel, délivre-moi des hommes méchants et violents ! Ils méditent le mal et me font la guerre. Ils ont la langue d’un serpent et le venin d’une vipère. Pause. Éternel, préserve-moi des méchants et des violents qui veulent ma chute ! (Psaume 140.1-5).

L’apôtre Paul applique cette description de l’homme inique à la race humaine (Romains 3.13).

Éternel, tu es mon Dieu ! Écoute mes supplications ! Que l’iniquité de ceux qui m’assiègent retombe sur leur tête ! Qu’ils soient précipités au fond d’un gouffre ! Que les mauvaises langues soient bannies de la terre et que l’homme violent soit pourchassé par le malheur ! Oui, les justes célébreront ton nom et habiteront devant ta face (Psaume 140.8-12).

Un jour, cette prière imprécatoire qui demande un juste jugement sur les impies sera exaucée.

Dans le Psaume 141, David supplie l’Éternel de le préserver de Saül qui en veut à sa vie.

Éternel, je t’invoque, viens en hâte à mon secours ! Écoute ma voix quand je crie à toi ! Que ma prière soit devant toi comme de l’encens, et mes mains tendues comme l’offrande du soir (Psaume 141.1-2).

Les mains levées et l’encens représentent l’intercession du prêtre juif pour le peuple de Dieu. Au Moyen-Âge, on chantait ce cantique pour les vêpres.

Ô Éternel, met une garde aux portes de mes lèvres ! Ne permet pas que je commette des actions perverses avec les méchants ou que je prenne part à leurs festivités ! Si le juste me reprend, il me fait une faveur et répand un parfum sur ma tête. Même vis à vis des méchants, je ne fais que prier. Que les chefs soient jetés sur les rochers, alors on m’écoutera (Psaume 141.3-6).

Avant d’invoquer le secours de Dieu, David lui demande de veiller à ses paroles et à sa conduite. Bien que poursuivi à mort par les chefs du roi Saül, David ne fait que prier. Cependant, il prononce une imprécation contre les hommes jaloux et méchants qui exploitent les faiblesses du roi Saül pour l’inciter à poursuivre un homme innocent.

Comme quand on laboure avant de semer, nos os sont jetés devant le séjour des morts. C’est vers toi, Éternel mon Seigneur, que se tournent mes yeux car tu es mon refuge. Ne me laisse pas périr, mais garde-moi des filets que ces malfaisants m’ont tendu ! Que tous ensemble ils tombent dans leurs pièges et que moi j’en échappe (Psaume 141.9-10).

David et ses compagnons de misère sont totalement encerclés et donc comme déjà morts, à moins que Dieu n’intervienne miraculeusement pour les secourir.

Le Psaume 142 est lui aussi un appel au secours de David pris au piège dans une caverne.

À pleine voix, je supplie l’Éternel. Devant lui je répands ma plainte et lui expose ma détresse (Psaume 142.1-3).

Dieu n’a évidemment pas besoin d’information, mais comme il veut partager notre vie, nous devons épancher nos cœurs devant lui et lui livrer nos pensées.

Quand mon esprit est abattu en moi, tu sais dans quelle situation je me trouve. Ils m’ont tendu un piège. Il n’y a personne qui me soutienne et je n’ai plus aucun refuge. Éternel, je crie à toi : “ Tu es mon seul abri, mon bien, au pays des vivants ! Écoute mes supplications car je suis dans une détresse extrême. Délivre-moi de mes ennemis car ils sont bien plus puissants que moi. Alors, je célébrerai ton nom et les justes se joindront à moi quand tu m’auras sauvé (Psaume 142.6-8).

Quand David a dû fuir Saül, personne dans son entourage n’a pris parti pour lui. Les 400 hommes qui se sont joints à lui sont tous des rebuts de la société.

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