Les études

30 mars 2022

#56 Le nouveau peuple de Dieu (Esaïe 65.18-66.14)

Dans l’éternité, la joie des élus éclipsera tous les regrets et mauvais souvenirs. Dieu effacera tout ce qui est négatif de notre mémoire. Les descriptions du Millénium et de l’état éternel se télescopent. En général, les prophètes voient les événements à venir sous la forme d’un tableau unique où le temps est compressé.

Réjouissez-vous et soyez toujours dans l’allégresse à cause de ce que je vais créer. Oui : une Jérusalem et son peuple remplis de joie. “ On n’y entendra plus de pleurs ni cris de détresse. Plus de nourrisson emporté par la mort ou de vieillard qui meure prématurément. Mourir centenaire sera mourir jeune et un châtiment. Les maisons seront habitées par ceux qui les construiront et non par un autre. Les fruits seront pour ceux qui planteront les vignes et non pour un autre. Les membres de mon peuple vivront aussi longtemps qu’un arbre et jouiront du fruit de leur travail. Ils ne peineront plus pour rien et leurs enfants ne connaîtront pas le malheur. Mon peuple et sa postérité seront bénis par l’Éternel. Avant qu’ils ne m’invoquent, je les exaucerai et je répondrai avant qu’ils aient fini de parler. Le loup et l’agneau vivront ensemble, le lion mangera du fourrage comme le bétail ; le serpent mordra la poussière et il n’y aura plus de mal ni de destruction sur ma montagne sainte ”, dit l’Éternel ! (Ésaïe 65.18-25; cp Esaïe 62.12; 30.19; 11.6-9).

Pendant le Millénium, la malédiction qui pèse sur nous sera levée. On vivra plusieurs siècles et pour mourir à cent ans, il faudra avoir commis une faute grave. Chacun jouira paisiblement du fruit de son travail, et il n’y aura plus ni hospices, ni hôpitaux, ni calamités, ni crocs acérés, ni griffes ensanglantées, car la nature, les animaux et l’homme vivront en parfaite harmonie. La loi du Roi des rois remplacera la loi de la jungle.

Ainsi parle l’Éternel : les cieux sont mon trône et la terre est mon marchepied. Quelle est donc la maison que vous me bâtiriez où je puisse me reposer ? Tout ce qui existe a été créé par ma main. Voici, je porterai un regard favorable sur celui qui est humble, qui est abattu, et qui respecte ma parole (Ésaïe 66.1-2 ; cp Esaïe 6.1 ; 60.13 ;  Actes 7.49-50).

Les Israélites croient rendre service à l’Éternel en lui édifiant un temple et en pratiquant les rites de la Loi. Mais c’est insulter Dieu et faire de lui une idole que de prétendre l’enfermer dans une bâtisse et s’acquitter de ses devoirs envers lui par des offrandes, alors que le vrai culte est de nature spirituelle.

Celui qui sacrifie un bœuf est comme celui qui tue un homme ; celui qui immole un agneau est comme celui qui offre un chien ; celui qui répand une libation est comme celui qui offre du sang de porc et celui qui fait brûler de l’encens est comme celui qui bénit une idole (Ésaïe 66.3a).

La pratique des exigences de la Loi ou de tout acte religieux pour la forme, sont des conduites hypocrites qui offensent Dieu autant que le meurtre, l’offrande d’animaux impurs, ou l’idolâtrie.

Puisqu’ils ont choisi d’agir selon leur volonté et qu’ils se complaisent dans leurs pratiques abominables, je choisis leur ruine et je ferai venir les malheurs qu’ils craignent, parce que j’ai appelé et qu’ils n’ont ni répondu, ni écouté, mais ils ont fait le mal et pris plaisir à m’irriter (Ésaïe 66.3b-4 ; cp Esaïe 65.2,12).

Ésaïe répète une menace qu’il a déjà dite pour secouer et exhorter ses contemporains à la repentance.

Vous qui respectez la parole de l’Éternel, écoutez : ceux qui vous haïssent et vous rejettent à cause de moi ont dit : “ que l’Éternel se manifeste afin que nous voyions ce qui fait votre joie ! ” Mais ils vont déchanter ! Écoutez ce vacarme qui s’élève de la ville et du Temple ! C’est l’Éternel qui donne à ses ennemis le salaire qu’ils méritent (Ésaïe 66.5-6 ; cp Esaïe 5.19 ; 65.5 ; Joël 3.16 ; Luc 6.22).

Les idolâtres se moquent des promesses de Dieu et méprisent les fidèles à l’Éternel, mais ils vont en pâtir.

Avant d’éprouver des douleurs, elle a donné le jour à un garçon. Qui n’a jamais entendu une chose pareille ? Un pays peut-il naître en un jour ? Or, d’un seul coup, Jérusalem a mis des fils au monde ! Amènerai-je une grossesse à terme sans faire naître ?, dit l’Éternel. Moi qui fais enfanter, empêcherais-je cette naissance, dit ton Dieu (Ésaïe 66.7-9 ; cp Esaïe 49.20-21 ; 54.1-3 ; Romains 8.29 ; Galates 4.27 ; Apocalypse 12.5,17).

Le garçon et les fils représentent le Messie et le nouveau peuple de Dieu. En effet, dans son épître aux Romains, Paul appelle Jésus : « le premier-né d’un grand nombre de frères », et aux Galates, il appelle la Jérusalem céleste : « la mère de tous les croyants ». À la fin des temps aura lieu la bataille d’Armageddon et la soudaine apparition de Jésus-Christ qui détruira les armées liguées contre Israël. Alors, tous les croyants du monde entier se rendront en masse en Palestine pour participer aux mille ans du règne du Christ.

Réjouissez-vous au sujet de Jérusalem, vous qui l’aimez et avez pris le deuil pour elle, car vous serez consolés au-delà de toute mesure et vous participerez à son bonheur et à sa gloire ! Car ainsi parle l’Éternel : je ferai venir sur Jérusalem la paix comme un fleuve et la gloire des nations comme un torrent qui déborde. Comme un enfant que sa mère console, je vous consolerai et vous serez allaités, portés sur la hanche et bercés sur les genoux. Vous serez dans la joie et vivifiés, car la bénédiction de l’Éternel sera sur ses serviteurs, mais sa colère sur ses ennemis (Ésaïe 66.10-14 ; cp Esaïe 51.3 ; 65.18 ; 60.18 ; 61.6).

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