Les études

30 mars 2022

#07 Description du bien-aimé, de la bien-aimée (Cantique des cantiques 5.9-6.9)

Nous arrivons au seizième cliché.

Dis-nous, toi la plus belle des femmes : qu’a donc ton bien-aimé de plus qu’un autre pour que tu nous supplie avec tant d’insistance ? Mon bien-aimé a le teint clair et rose, on le reconnaît entre dix mille. Sa tête est comme de l’or pur. Ses boucles noires comme le corbeau flottent tel un rameau de palme. Ses yeux sont des colombes au bord des ruisseaux qui baignent dans du lait. Ses joues sont comme un parterre d’aromates qui exhale leurs parfums. Ses lèvres sont des lis distillant de la myrrhe onctueuse et ses mains, des bracelets d’or incrustés de topazes. Son corps est d’ivoire émaillé de saphirs. Ses jambes sont semblables à du marbre blanc reposant sur des socles d’or. Son aspect est majestueux comme les montagnes du Liban et sa beauté comme les cèdres. Son palais est la douceur même et toute sa personne respire le charme. Tel est mon bien-aimé, tel est mon ami, ô filles de Jérusalem (Cantique 5.9-16).

L’arrivée des filles de Jérusalem dans le rêve de la Sulamite lui donne l’occasion de dire tout ce qu’elle aime chez son époux. Son chant est l’écho de celui de son mari lors de leur nuit de noces. Il exerce sur elle un attrait magique et lui est plus précieux que de l’or pur. Tout en lui la fascine. Elle aime ses cheveux ondulés noir encre, ses pupilles foncées sur le blanc pur de ses yeux, ses joues parfumées, ses lèvres sensuelles, ses mains qui la portent au septième ciel. Son corps d’une beauté sublime lui ravit les yeux, ses jambes exhibent la force. Il est magnifique comme la chaîne de montagnes du Liban avec ses cèdres majestueux. Ses baisers langoureux sont d’une douceur extrême. Elle est entièrement sous son charme car il est son ami et l’amour de sa vie. Les petits renards qui s’étaient glissés dans leur relation avaient refroidi la Sulamite, mais au fur et à mesure qu’elle fait la liste de tout ce qu’elle aime chez son bien-aimé, elle éprouve de plus en plus de tendresse à son égard. Pardonner et considérer les qualités de son conjoint assurent le succès du mariage.

Dix-septième cliché.

Où est allé ton bien-aimé, ô toi la plus belle des femmes ? Nous allons t’aider à le chercher. Mon bien-aimé est descendu dans son jardin, dans ses parterres d’aromates, pour se restaurer et pour cueillir des lis dans le jardin. Moi, je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi, lui qui fait paître son troupeau dans les prés pleins de lis (Cantique 6.1-3 ; cp Cantique 5.1).

Dans sa réponse aux filles de Jérusalem, la Sulamite joue sur les mots. On sait que le jardin et les aromates la désignent (5.1), mais ici, ces mots indiquent aussi le lieu où les amoureux aiment se rencontrer. Ses paroles montrent que son époux est revenu auprès d’elle, qu’ils se sont réconciliés, et que son jardin lui est à nouveau grand ouvert. Chaque fois qu’ils ont eu des difficultés de couple, elle a dit : « mon bien-aimé est à moi » (Cantique 2.16) et fait référence à son bien-aimé, non comme roi mais comme celui qui fait paître son troupeau, parce que ce sont ses qualités de berger qui l’ont séduite.

Nous arrivons au dix-huitième cliché.

Que tu es belle, ô mon amie, tu es superbe et redoutable comme des soldats rangés sous leur bannière. Détourne de moi tes yeux, car ils me troublent. Ta chevelure est comme un troupeau de chèvres, tes dents comme un troupeau de brebis et tes joues ressemblent à des moitiés de grenades dessous ton voile. Il y a soixante reines et quatre-vingts concubines et des jeunes filles sans nombre. Mais une seule est ma colombe et ma parfaite. Pour sa mère, elle est unique et la préférée. Les jeunes filles, en la voyant, disent qu’elle est bienheureuse. Toutes les reines et les concubines font son éloge et disent : « qui donc est celle qui apparaît comme l’aurore et qui est belle comme la lune, brillante comme le soleil mais redoutable comme des soldats rangés sous leur bannière ? » (Cantique 6.4-9)

La beauté extraordinaire de la Sulamite décontenance Salomon autant que s’il devait faire face à une puissante armée. Son chant reprend en partie celui de la nuit de noces (4.1-2), sauf qu’il évite toute référence de nature sensuelle comme les lèvres ou les seins. Il lui demande même de ne pas le regarder avec ses beaux yeux langoureux afin de ne pas attiser sa passion. Puis il fait allusion à une ribambelle de femmes qui semblent être attachées aux 60 guerriers de sa garde rapprochée (3.7). Il les mentionne pour les déprécier par rapport à la Sulamite qui, pour lui, est aussi unique et précieuse que pour sa mère. En fait, Salomon a déjà dit que, par rapport aux autres femmes, sa bien-aimée est un lis parmi les ronces (Cantique 2.2).

févr. 08 2023

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