Les études

05 avril 2022

#07 Poursuivi sans cause, puis délivré…

Le Psaume 17 est un appel au secours de David à l’Éternel alors qu’il est encerclé par l’armée du roi Saül.

Ô Éternel, écoute ma requête car elle est juste ! Entends mon cri ! Prête l’oreille à ma prière sincère ! Vois ma droiture et rends moi justice. Sonde mon cœur, éprouve-moi ! Tu ne trouveras rien à me reprocher car ma parole est conforme à ma pensée. Et quoi que fassent les autres, moi j’ai gardé tes commandements et je n’ai pas usé de violence. Je me suis tenu dans tes voies sans dévier (Psaume 17.1-5).

David n’est pas malfaisant et il ne se venge pas. Voilà pourquoi il se dit juste et intègre. Mais sa justice est relative car il se compare à Saül qui lui est perfide et méchant comme une teigne.

Signale ta bonté car tu sauves ceux qui cherchent en toi un refuge. Garde-moi comme la prunelle de l’œil ; protège-moi à l’ombre de tes ailes contre les méchants qui me persécutent. Ils sont sur mes pas, sans pitié et arrogants. Ils m’encerclent, ils sont aux aguets pour me terrasser, comme un lion prêt à déchirer. Lève-toi, ô Éternel, affronte-les et délivre-moi de tous ces méchants ! (Psaume 17.6-13 ; cp Deutéronome 32.10-11 ; Matthieu 23.27)

Sachant qu’il est en très mauvaise posture et que son seul recours est une intervention divine, la prière de David se fait de plus en plus pressante.

Délivre-moi de ces hommes par ta puissance, Éternel ! Leur part est d’être gavés de tes biens et que leurs fils en soient rassasiés. Mais quant à moi, dans mon innocence, dès mon réveil, je verrai ta face (Psaume 17.14-15).

La prière est toujours intense mais David est confiant que Dieu l’a entendu. Les biens matériels sont la seule possession des non-croyants et leur perspective de l’avenir est de les laisser à leurs héritiers, tandis que le souverain bien du croyant est d’être déjà déclaré juste et son avenir est dans la gloire en présence de Dieu.

Le Psaume 18 est à la fois prophétique et un hymne de louanges et d’actions de grâces. David l’a composé après ses premières grandes victoires militaires (2 Samuel 8).

David, serviteur de l’Éternel, adressa ce cantique à l’Éternel après qu’il l’eut délivré de tous ses ennemis et en particulier de Saül. Je t’aime, ô Éternel, ma force ! L’Éternel est ma forteresse, mon rocher, mon libérateur, mon Dieu, le roc solide où je me réfugie, mon Sauveur tout-puissant, ma haute retraite et mon bouclier (Psaume 18.1-3 ; cp 2 Samuel 22).

Sous l’Ancienne Alliance, « Serviteur de l’Éternel » est le titre de gloire des hommes de Dieu investis d’une mission particulière. David aimait vraiment l’Éternel et tous les attributs qu’il utilise sont appropriés car il s’est trouvé dans des situations d’où Dieu seul pouvait le délivrer.

Je m’écrie : loué soit l’Éternel et je suis délivré de mes ennemis. La mort m’enserrait de ses liens. Dans ma détresse, j’ai crié à l’Éternel et il a entendu mon cri. La terre s’ébranle et chancelle, les fondements des montagnes sont secoués par sa colère. Devant lui, jaillissent du feu et de la grêle. La voix de Dieu résonne. Et soudain il lance des éclairs pour disperser mes ennemis plus forts que moi et il m’arrache de leurs mains. L’Éternel m’a délivré car il m’aime (Psaume 18.4-20).

David fait une description poétique de l’Éternel qui se jette dans la mêlée pour le délivrer. Les interventions de Dieu sont souvent décrites comme un bouleversement de la nature.

L’Éternel m’a traité selon ma droiture car je me conforme aux voies qu’il a prescrites et je ne suis pas coupable envers mon Dieu. J’ai toujours ses lois sous les yeux et je suis sans reproche car je me suis gardé du péché. Aussi, l’Éternel m’a récompensé d’avoir gardé les mains pures (Psaume 18.21-25).

Ce que dit David est relativement vrai mais seulement avant son adultère et meurtre.

Avec l’homme bon et intègre, tu es bon et tu agis selon son intégrité, mais tu trompes les trompeurs. Tu sauves les humbles mais tu abaisses les orgueilleux. Tu fais briller ma lampe ô Éternel, mon Dieu. Avec toi, je peux tout (Psaume 18.26-30 ; cp Philippiens 4.13 ; 2 Corinthiens 2.14).

David cite une règle générale mais qui se réalisera pleinement pendant le règne de Jésus.

Parfaites sont les voies que prescrit l’Éternel et sa parole est sûre. Il est un bouclier pour tous ceux qui se confient en lui. L’Éternel notre Dieu est un roc (Psaume 18.31-32).

Toutes les promesses que Dieu a faites à David se sont effectivement accomplies.

Dieu m’entraîne au combat et grâce à lui je cours comme une gazelle. Ta délivrance est mon bouclier et je deviens grand par ta bonté. Je poursuis tous mes adversaires, je les frappe et aucun ne peut se relever. En face d’un peuple en révolte, tu me fais triompher et tu m’établis chef des nations. Que Dieu soit loué, lui qui est mon rocher ! Que l’on proclame la grandeur de Dieu mon Sauveur ! Tu me délivres de mes ennemis et tu m’arraches à l’homme violent, aussi, je publie tes louanges parmi les nations, je te célèbre par mes chants. L’Éternel accorde de grandes délivrances à son roi. Il traite avec bonté celui qui a reçu l’onction, David et sa postérité, pour toute l’éternité (Psaume 18.33-50).

David a eu le roi Saül et les nations voisines comme ennemis. Puis quand Juda l’a pris pour roi, les tribus du Nord lui ont fait la guerre pendant 7 ans avant de se rallier à lui. Après avoir passé sa vie en revue, c’est avec raison que David attribue sa royauté et toutes ses victoires à l’Éternel. La postérité de David est Jésus-Christ qui, un jour, établira son royaume sur terre.

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