Les études

30 mars 2022

#08 L’annonce de la venue d’Emmanuel (Esaïe 7.3-16)

Nous sommes en 734 av. J-C. Péqah et Retsîn déclarent la guerre à Yotam puis attaquent Juda sous le règne de son fils Ahaz.  Cette agression punit Juda pour son idolâtrie, mais sur le plan politique, les deux rois veulent remplacer Ahaz parce qu’il s’est allié aux Assyriens, ce qui les inquiète. Quand la nouvelle parvient à Jérusalem, c’est la consternation, surtout que les Syriens viennent de conquérir Elath, un port sur la mer rouge qui appartenait à Juda, qui subit donc défaite sur défaite (2Rois 15.37 ; 16.5-6 ; 2Chroniques 28.2-8 ; 17-18).

Alors l’Éternel dit à Ésaïe : Prends ton fils et va à la rencontre d’Ahaz que tu trouveras près du réservoir supérieur. Tu lui diras : calme-toi. N’aie pas peur et ne perds pas courage devant la fureur de Retsîn et de Péqah parce que ces deux petits tisons fumants veulent te conquérir. Car ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : “ Cela n’aura pas lieu. Retsîn et Pékach ont chacun leur domaine et leur capitale ; c’est la limite qui leur est imposée. S’ils veulent s’étendre au-delà, leurs projets échoueront. Encore soixante ans et (Éphraïm) Israël Nord sera rayé du nombre des nations. Si vous ne croyez pas, vous ne tiendrez pas ” (Ésaïe 7.3-9).

Ésaïe doit emmener son fils dont le nom signifie « un reste se convertira » parce qu’il est un vivant présage qu’après le jugement de la nation, un petit reste sera sauvé. Le second fils d’Ésaïe a lui aussi un nom symbolique qui signifie : « Hâtez le pillage, emportez promptement le butin » (Ésaïe 8.1, 3).

Les Syriens et les Israélites des dix tribus du nord ont voulu conquérir Juda, mais ces tisons belliqueux fument et sont donc sur le point de s’éteindre. Effectivement, tous deux ont fini exécutés.

La prophétie des 65 ans était probablement une note en marge qui, lors d’un recopiage du manuscrit, a atterri dans le texte. Ahaz avait envoyé beaucoup d’or aux Assyriens contre leur aide, mais ce fut une catastrophe car, après avoir conquis le nord du royaume israélite des dix tribus et la Syrie, ils ont attaqué Juda.

L’Éternel dit à Ahaz : Demande un signe extraordinaire à l’Éternel ton Dieu. Mais Ahaz dit : Je n’en demanderai pas. Je ne veux pas forcer la main à l’Éternel. Ésaïe dit alors : Écoutez donc, dynastie de David. Ne vous suffit-il pas de mettre à l’épreuve la patience des hommes pour que vous fatiguiez aussi mon Dieu ? (Ésaïe 7.10-13).

Dieu est très bienveillant à l’égard d’Ahaz. Il veut l’aider à croire et lui donne l’occasion de se repentir de son idolâtrie, mais le refus du roi, qui a une apparence de piété, est en fait une offense à Dieu et une hypocrisie car Ahaz a déjà décidé de demander l’aide assyrienne plutôt que de faire confiance à l’Éternel. La patience de Dieu est plus grande que celle de l’homme, mais quand elle cesse, le jugement tombe.

Le Seigneur va donc vous donner un signe : Voici, la jeune fille sera enceinte et elle enfantera un fils, elle lui donnera pour nom : Emmanuel. Il mangera de la crème et du miel jusqu’à ce qu’il apprenne à rejeter le mal et à choisir le bien. Mais avant qu’il sache distinguer entre le mal et le bien, les pays des deux rois que tu crains seront dévastés (Ésaïe 7.14-16).

Le mot traduit par « jeune fille » sous-entend qu’elle est célibataire et vierge (Genèse 24.43). Alors que le royaume de Juda traverse une crise grave, cette prophétie (735 av. J-C) a pour but de redonner espoir aux Israélites pieux qui ont foi en l’Éternel. Cette prophétie a une application dans le futur immédiat et une lointaine. La première concerne une jeune femme qui semble présente ou que Ésaïe et Ahaz connaissent bien. Elle est sur le point de se marier et donnera naissance à un fils qu’elle appellera Emmanuel, ce qui veut dire : « Dieu avec nous ». Vers l’âge de 2 ans, un enfant sait choisir entre le bien et le mal. Or, les deux rois qui ont envahi Juda y resteront deux ans avant de se retirer pour défendre leur pays contre les Assyriens. L’application lointaine annonce la naissance d’un autre Emmanuel, dont il est question dans le chapitre suivant (8.8), où on lit que : « le roi d’Assyrie … submergera tout ton pays, ô Emmanuel », ce qui veut dire que le pays d’Israël appartient à cet autre Emmanuel, qui est décrit dans le chapitre 9 où on lit :

Car pour nous un enfant est né, un fils nous est donné. Et il exercera l’autorité royale, il sera appelé Merveilleux Conseiller, Dieu fort, Père à jamais et Prince de la Paix (Ésaïe 9.5).

Cet enfant et ce fils possède les attributs de la divinité. Dans le chapitre 11, il réapparaît et sa description correspond parfaitement à Jésus le Messie, Emmanuel, Dieu avec nous. Je lis le passage :

Un rameau poussera sur le tronc de la dynastie de David, un rejeton naîtra de ses racines et portera du fruit. L’Esprit de l’Éternel reposera sur lui et lui donnera discernement et sagesse, conseil et force, connaissance et respect de l’Éternel car son plaisir sera de lui obéir. Il ne jugera pas d’après les apparences ou des ouï-dire (Ésaïe 11.1-3).

Dans l’évangile selon Matthieu (1.18-23), on lit que l’Emmanuel de la prophétie d’Ésaïe est Jésus. Il est venu une première fois pour être : « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1.29), et il reviendra une seconde fois pour établir son règne de 1 000 ans sur terre.

févr. 03 2023

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