Les études

15 juin 2021

26 – Isaac devient père des jumeaux

Le serviteur d’Abraham a trouvé une femme pour Isaac. Il veut rentrer au plus vite parce qu’il ne fait pas du tourisme. Son maître l’attend et Isaac languit d’impatience. Rébecca sait qu’elle avait un grand oncle qui s’appelle Abraham et habite un pays éloigné, et puis voilà qu’elle part pour épouser son fils dont elle ignorait jusqu’à l’existence…

« Isaac était sorti seul dans les champs pour méditer. Levant les yeux, il aperçut au loin des chameaux qui venaient vers lui. » (Genèse 24.62-63)

Isaac fait sa vie mais c’est avant tout un homme de destinée, héritier de toutes les promesses de Dieu.

Je finis le chapitre 24.

« Rébecca vit Isaac et sauta à bas du chameau. Elle demanda : qui est cet homme ? Le serviteur répondit : c’est mon maître ! Alors elle prit son voile et se couvrit le visage. Là-dessus, Isaac conduisit Rébecca dans la tente ; Il la prit pour femme et il l’aima. » (Genèse 24.64-67).

En Orient à cette époque et encore aujourd’hui, la jeune fille se présente voilée à son fiancé. C’est d’ailleurs en Occident l’origine du voile de la mariée.

Nous arrivons au chapitre 25 que je commence à lire.

« Abraham avait pris d’autres femmes et fit des donations aux fils qu’il avait eus par ses épouses de second rang mais il les éloigna de son fils Isaac. » (Genèse 25.1-6)

Abraham a retrouvé une seconde jeunesse. Le texte énumère six fils qui deviennent tous chefs de tribus mais Abraham les écarte de la route d’Isaac car c’est par lui que s’accomplira le plan de Dieu. Cependant, cette partialité a rendu les autres fils jaloux et tous seront ennemis d’Israël.

« Abraham mourut au terme d’une heureuse vieillesse et rejoignit ses ancêtres. Ses fils Isaac et Ismaël l’enterrèrent à côté de sa femme Sara. Après la mort d’Abraham, Dieu bénit son fils Isaac. » (Genèse 25.7-11)

« Rejoindre ses ancêtres » implique l’idée de l’immortalité de l’âme. C’est entrer dans le schéol, le séjour des morts mais du bon côté, au paradis, tandis que « être enseveli » c’est entrer dans le schéol du mauvais côté. Le texte énumère ensuite les descendants d’Abraham dont il ne sera plus question puis revient à Isaac.

« Isaac implora l’Éternel au sujet de sa femme, car elle était stérile. L’Éternel exauça sa prière et Rébecca sa femme devint enceinte. » (Genèse 25.19-21)

Comme Sara, Rébecca est stérile et peut enfin concevoir, mais 20 ans après son mariage. Comme Abraham, Isaac a dû apprendre à invoquer l’Éternel.

« Des jumeaux se heurtaient dans son ventre. Elle alla consulter l’Éternel qui lui répondit : deux peuples différents naîtront de toi et l’aîné sera assujetti au cadet. Quand l’accouchement arriva, le premier était roux, couvert de poils, c’est pourquoi on l’appela Ésaü (le velu). Après lui naquit Jacob, son frère, la main agrippée au talon d’Ésaü. » (Genèse 25.22-26)

La rivalité entre Ésaü et Jacob commence dès la gestation. On ne sait pas comment Rébecca a consulté l’Éternel, peut-être par Abraham qui est toujours vivant au moment de cette naissance.

« Ésaü devint un habile chasseur, qui aimait courir les champs ; Jacob était d’un caractère paisible et préférait se tenir dans les tentes. Isaac avait une préférence pour Ésaü, car il appréciait le gibier, tandis que Rébecca préférait Jacob. » (Genèse 25.27-28)

Ésaü aime les grands espaces et la chasse. Jacob aime faire la cuisine et coudre avec maman. Aucun mal à cela s’il n’y avait pas des alliances qui créent une scission de la famille en deux blocs et un climat pourri. « Isaac aima Rebecca » est devenu « Isaac aime surtout le gibier ».

« Un jour, Jacob était en train de préparer une soupe quand Ésaü revint des champs, épuisé. Il lui dit : laisse-moi manger de ce potage roux. » (Genèse 25.29-30)

De là vient le surnom « Édom » qui veut dire « roux » attribué à Ésaü.

Je finis le chapitre 25.

« Jacob lui dit : alors vends-moi aujourd’hui-même ton droit de fils aîné. Ésaü répondit : je vais mourir de faim, que m’importe mon droit d’aînesse ? Jacob insista : promets-le-moi tout de suite par serment ! Ésaü lui prêta serment. Là-dessus, Jacob lui servit du pain et de la soupe de lentilles. C’est ainsi qu’Ésaü méprisa son droit d’aînesse. » (Genèse 25.31-34)

À cette époque, les transactions se font par serment. Le droit d’aînesse comporte trois éléments : l’aîné est chef de famille et prêtre ; sur lui repose la bénédiction spirituelle et la promesse de prospérité.

Ésaü est l’héritier de ces privilèges mais n’en ayant que faire, il les échange contre un minable plat de lentilles. Cet acte désinvolte à l’égard des dons de Dieu est irréversible. (Hébreux 12.16)

Jacob porte bien son nom : « celui qui supplante ». Il sait forcer le destin et réussit un coup magistral en exploitant la faiblesse de caractère de son frère pour lui ravir son droit d’aînesse.

La tromperie c’est sa spécialité jusqu’à ce que Dieu l’envoie en maison de redressement. Or le directeur du pénitencier en question n’est autre que son oncle Laban, un vieux renard. Un pire loubard, ça n’existe pas. Il les connaît toutes et il va en faire baver et voir de toutes les couleurs à son neveu Jacob qui va transpirer à grosses gouttes sous sa botte.

À cause des coups tordus de Jacob et de l’intempérance d’Ésaü, la rivalité entre les descendants des deux frères durera pas moins de 17 siècles.

févr. 08 2023

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